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État islamique: Londres, Bruxelles et Copenhague rejoignent la coalition

26/09/2014 07:36 EDT | Actualisé 26/11/2014 05:12 EST

BEYROUTH - Le Royaume-Uni, le Danemark et la Belgique ont rejoint vendredi les rangs de la coalition assemblée par les États-Unis pour affronter le groupe État islamique.

Les parlementaires britanniques ont autorisé — à 524 votes pour et 34 contre — la participation de leur pays aux frappes aériennes. Le premier ministre David Cameron a déclaré qu'une telle initiative est cruciale à la sécurité nationale britannique.

Il a rappelé que les militants de l'organisation État islamiques ont décapité leurs victimes, leur ont arraché les yeux et en ont crucifié d'autres pour faire avancer des objectifs issus de «l'âge des ténèbres».

Londres devrait déployer des chasseurs Tornade basés à Chypre.

Le gouvernement danois avait annoncé, plus tôt pendant la journée, l'envoi de sept avions de chasse F-16 pour participer à la campagne.

La Belgique a quant à elle annoncé qu'elle déploiera 120 militaires, dont huit pilotes, et une poignée de chasseurs F-16 pendant un mois.

«Personne ne devrait tenter de se défiler, a dit la première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt. Tout le monde devrait contribuer.»

Sur le terrain, la coalition dirigée par les États-Unis a de nouveau frappé des installations pétrolières et d'autres cibles liées au groupe État islamique dans l'est de la Syrie.

La coalition s'est attaquée pour une deuxième journée de suite à une des principales sources de revenus de l'organisation.

Les frappes de vendredi ont ciblé au moins deux installations pétrolières dans la province de Deir el-Zour, après que les États-Unis et ses alliés arabes aient bombardé jeudi une douzaine de raffineries dans la même région syrienne, près de la frontière avec l'Irak.

Ces attaques visent à mettre fin aux ventes de pétrole sur le marché noir par le groupe État islamique, une activité qui lui permettrait d'engranger quelque 2 millions $ US par jour.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a indiqué que les plus récentes frappes ont touché le champ pétrolifère de Tink, ainsi que la région productrice de pétrole de Qouriyeh, à Deir el-Zour. Les frappes auraient aussi ciblé le quartier-général de l'organisation État islamique dans la ville de Mayadeen. Quatre blindés auraient également été anéantis.

L'Observatoire a dit croire que les frappes étaient l'oeuvre de la coalition. Une autre organisation, les Comités locaux de coordination, fait aussi état de quatre frappes à Mayadeen, qui auraient été réalisées par les États-Unis et ses alliés.

L'Observatoire dit que les attaques ont fait des victimes, sans toutefois pouvoir fournir de bilan précis..

Une installation pétrolière aurait également été attaquée près de la ville de Hassakeh, dans le nord de la Syrie et près de la frontière avec l'Irak.

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