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ONU: Abbas accuse Israël de génocide et réclame la fin de la colonisation

26/09/2014 02:54 EDT | Actualisé 26/11/2014 05:12 EST

NATIONS UNIES, États-Unis - Le leader palestinien Mahmoud Abbas a accusé Israël, vendredi, d'avoir mené une «guerre génocidaire» et une «série de crimes de guerre» pendant les 50 jours de conflit dans la bande de Gaza, cet été, mais n'est pas allé jusqu'à s'engager à déposer des accusations de crimes de guerre contre l'État hébreu devant la Cour pénale internationale (CPI).

Dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, M. Abbas a également annoncé son intention de réclamer une résolution onusienne visant à imposer un calendrier de fin de l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, mais n'a pas parlé d'une date limite d'ici trois ans, comme l'avaient pourtant indiqué ses adjoints précédemment.

Israël a lancé des milliers de frappes aériennes contre ce qui a été décrit comme des cibles liées au Hamas dans la bande de Gaza, tandis que des extrémistes gazaouis ont tiré plusieurs milliers de roquettes vers l'État hébreu. Plus de 2100 Palestiniens ont trouvé la mort, dont une très vaste majorité de civils, et quelque 18 000 maisons ont été détruites, selon l'ONU. Soixante-six soldats et six civils ont été tués du côté israélien.

Cette guerre dévastatrice a affaibli M. Abbas à l'interne, tandis que ses rivaux du Hamas profitent d'un regain de popularité chez les Palestiniens pour avoir combattu Israël.

Le président de l'Autorité palestinienne est donc sous pression pour parvenir à une nouvelle stratégie politique, après ses nombreuses tentatives infructueuses d'établir un État palestinien par l'entremise de négociations avec Israël sous l'égide des États-Unis.

Faire appel à la CPI serait un important changement pour M. Abbas, en faisant passer ses relations avec Israël de tendues à ouvertement hostiles, en plus de nuire considérablement à ses relations avec Washington.

M. Abbas a par ailleurs rencontré mardi le secrétaire d'État américain John Kerry, à New York, et a fait part de son peu d'optimisme à l'idée que son projet de résolution passe le test du Conseil de sécurité. Les États-Unis vont certainement utiliser leur droit de veto, puisqu'ils estiment que la seule solution au conflit israélo-palestinien passe par des négociations directes entre les deux camps.

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