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«Mr. Big»: les aveux d'un meurtrier sont admissibles, selon la Cour suprême

26/09/2014 10:15 EDT | Actualisé 26/11/2014 05:12 EST

OTTAWA - La Cour suprême du Canada a donné raison, vendredi, à un tribunal de l'Alberta qui avait admis en preuve les aveux de meurtre d'un homme lors d'une enquête policière de type «Mr. Big».

Le jugement unanime confirme donc la condamnation de Dax Richard Mack pour meurtre prémédité.

En février 2008, l'accusé a été reconnu coupable d'avoir assassiné son co-chambreur, Robert Levoir, et d'avoir brûlé son corps dans un bois situé près de Fort McMurray.

Lors de l'enquête policière, M. Mack a admis à des policiers se faisant passer pour des gangsters qu'il avait bel et bien tué Robert Levoir et disposé de son corps.

Durant le procès, Dax Richard Mack a toutefois plaidé que ses aveux étaient faux et qu'ils visaient à impressionner les supposés bandits.

La Cour suprême a cependant noté que l'accusé avait déjà confié son crime à d'autres. «Il y avait une abondance de preuves qui confirmait potentiellement (le crime)», a écrit le juge Michael Moldaver.

De plus, les policiers n'ont pas été menaçants et n'ont pas adopté des comportements inappropriés lors de leur infiltration, a-t-il remarqué.

«La valeur probante des opérations "Mr. Big" l'emporte largement sur ses effets préjudiciables», a conclu le juge Moldaver.

Dans un autre jugement rendu en juillet, la Cour suprême du Canada a mis les services policiers canadiens en garde à propos des opérations «Mr. Big», prévenant qu'ils ne pouvaient pas toujours s'y fier.

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