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Adam Cohen et son père Leonard lancent chacun un album en même temps

26/09/2014 03:37 EDT | Actualisé 26/11/2014 05:12 EST

TORONTO - L'ombre de Leonard Cohen se trouve partout où va son fils Adam, lui aussi auteur-compositeur-interprète. Elle se cache même dans son calendrier.

Son album «Like a Man» est paru à l'automne 2011, quelques mois seulement avant que son poète de père ne reçoive une pluie d'éloges pour «Old Ideas».

Près de trois ans plus tard, Adam Cohen espère que «We Got Home» séduira autant le public que son dernier disque.

L'album est paru il y a un peu plus d'une semaine — ou, en d'autres mots, un peu plus d'une semaine avant la sortie du plus récent disque de son père, «Popular Problems».

«Quel est son problème?, a lancé Adam à la blague lors d'une récente entrevue. Pourquoi tente-t-il de m'éclipser? Qu'est-ce que j'ai fait de mal?»

«Peut-être, a-t-il ajouté, que c'est un signe que mon album est vraiment très bon.»

L'album précédent lui avait certainement permis de relancer une carrière qui n'en était presque pas une jusqu'à ce jour. Adam Cohen avait lancé un album éponyme en 1998, suivi d'un disque en français en 2004, puis d'un autre à titre de chanteur du groupe rock alternatif Low Millions.

Aucun de ces albums n'a obtenu beaucoup de succès, de sorte qu'il s'est demandé s'il ne devrait pas simplement tout abandonner. Il s'est tenu loin des projecteurs pendant sept ans, puis a fait un retour avec «Like a Man», un album au son se rapprochant davantage de celui de son père. Il a finalement trouvé un public et le disque a été certifié or au pays.

Soudainement, les gens s'intéressaient à ce qu'il allait faire ensuite, une chose à laquelle Adam n'était pas habitué.

«Habituellement, pour moi, le cycle d'un album ressemblait à ceci: vous lancez un disque, il ne fonctionne pas, votre compagnie de disque vous abandonne, vous faites une dépression et vous recommencez, a-t-il raconté. Cette fois-ci, j'ai eu une expérience tout à fait différente, à laquelle je n'étais pas habitué. Il y avait une impression que les gens avaient des attentes auxquelles je devrais répondre.»

«Cela m'a causé de l'anxiété et de l'excitation.»

Cohen et ses collaborateurs se sont donc rendus dans un luxueux studio de Los Angeles pour travailler sur le nouvel album. Confiante, son équipe est entrée en studio et «a frappé un mur».

«L'album que nous avons fait donnait l'impression que nous voulions trop en faire, comme un gars qui met trop de gel dans ses cheveux, a-t-il illustré. Nous l'avons mis de côté.»

L'auteur-compositeur-interprète a alors fait un retour aux sources et a passé du temps aux domiciles familiaux, à Montréal et à Hydra, en Grèce.

Entouré de ses souvenirs, il s'est plongé dans la composition personnelle, encore davantage qu'il ne l'avait fait sur «Like a Man». Il a notamment écrit sur sa relation avec son père et avec son propre fils.

Lorsqu'on lui demande si porter le nom de Cohen est une bénédiction ou un fardeau, il dit voir les deux côtés.

«Ça a certainement entr'ouvert des portes, mais je ne dirais pas que le tapis rouge s'est déroulé pour moi. C'est aussi l'une des raisons qui explique pourquoi on s'est parfois montré intraitable à mon endroit.»

«Mais je vois (le nom) en partie comme une bénédiction, a-t-il ajouté. Après tout, j'ai non seulement l'amour, le soutien, l'aide, l'attention et l'encouragement d'un homme que j'aime et qui se trouve à être mon père, il est également un grand maître.»

«Je partage un code génétique avec un homme que je vois comme un personnage historique... du moins il l'est pour moi.»

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