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Montréal réclame des revenus de contravention à ses policiers

25/09/2014 10:15 EDT | Actualisé 25/09/2014 10:20 EDT
Le Huffington Post Québec

La Ville de Montréal dépose un grief contre la Fraternité des policiers de Montréal à qui elle réclame des millions de dollars à la suite d'une diminution importante des contraventions émises par les policiers.

Selon le président de la Fraternité, Yves Francoeur, qui précise que le syndicat n'a pas encore vu le grief patronal, la Ville tenterait par cette manœuvre de récupérer les revenus des contraventions qu'elle à perdus depuis le mois de juin en raison des moyens de pression exercés par les policiers.

La somme réclamée à la Fraternité serait de 3 millions de dollars, un chiffre qu'Yves Francoeur a rejeté d'entrée de jeu lors d'une entrevue à ICI RDI, affirmant ignorer sa provenance.

Selon la Ville de Montréal, les policiers seraient responsables de cette baisse de revenus dans ses coffres parce qu'ils ne donnent plus autant de contraventions qu'avant.

« Depuis quelques années on parle de quotas de billets. Et ça vient nous prouver une chose. C'est que même si le bilan routier s'améliore beaucoup et a continué de s'améliorer tout l'été [...] c'est que la priorité de la Ville n'est pas la sécurité des citoyens, mais en terme de revenu seulement. » — Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal

Selon le président de la Fraternité des policiers de Montréal, il n'y a aucun mot d'ordre qui a été donné aux agents et agentes pour que le nombre de contraventions soit réduit pour faire pression sur l'administration municipale.

Mais, précise Yves Francoeur, le climat de travail est « pourri » depuis un an à la Ville de Montréal en raison notamment de problèmes d'horaires et du modèle de gestion en place.

Les agents du SPVM, tout comme les pompiers et les fonctionnaires de la Ville exercent des pressions pour protester contre le projet de loi 3 de Québec sur la réforme des fonds de pension des employés municipaux.

Si la Ville n'arrive pas à obtenir les sommes qu'elle réclame à ses policiers, le grief patronal sera entendu par un tribunal d'arbitrage.

Yves Francoeur a par ailleurs déclaré sur les ondes d'ICI Première que la Fraternité des policiers entend déposer une plainte pour discrimination et atteinte aux droits fondamentaux contre l'École de police de Nicolet qui interdit aux policiers de porter des pantalons de combat en guise de soutien aux policiers municipaux de la province qui exercent ce moyen de pression depuis plusieurs semaines.