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Le président iranien Hassan Rohani veut se battre contre l'extrémisme

25/09/2014 04:11 EDT | Actualisé 25/11/2014 05:12 EST

NATIONS UNIES, États-Unis - Devant l'Assemblée générale de l'ONU, jeudi, le président iranien Hassan Rohani a encouragé les chefs modérés du monde à combattre les extrémistes, qui entraînent selon lui des sentiments antimusulmans et l'intervention éventuelle de forces étrangères dans leur pays.

Ces dirigeants, qui ne sont pas les ennemis de l'Occident, peuvent gagner des appuis dans la population et construire une coalition nationale et internationale contre la violence, a déclaré M. Rohani.

Il a d'ailleurs conseillé aux puissances occidentales qui tentent de lutter contre le terrorisme de se rallier à ces modérés, sans poursuivre des buts hégémoniques. Il serait erroné, selon lui, de vouloir sécuriser la région en se substituant aux autorités locales.

M. Rohani a regretté que le terrorisme s'étende de plus en plus à travers le monde «comme une maladie contagieuse». Il a affirmé qu'il était douloureux de constater que ces combattants extrémistes justifient leurs gestes violents par des principes religieux.

Il a déploré que les terroristes soient unis, mais que leurs opposants ne le soient pas.

Le président iranien a d'ailleurs assuré qu'un accord sur le nucléaire serait possible avant la date limite du mois de novembre si l'Occident faisait preuve de souplesse. Une entente qui créerait une nouvelle ère de coopération pour lutter contre le terrorisme, selon lui.

Les négociations sur le nucléaire iranien piétinent depuis des mois devant le refus du pays de réduire rapidement l'ampleur et la production de ses centrifugeuses, qui peuvent être utilisées pour construire des ogives nucléaires.

Les six pays qui participent aux négociations avec l'Iran, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, devraient saisir l'occasion pour prouver qu'ils ne portent pas atteinte aux normes internationales, a dit M. Rohani.

La réglementation internationale permet à l'Iran de produire de l'énergie nucléaire dans des objectifs pacifiques, comme pour produire de l'électricité, et Téhéran n'abandonnera pas ce droit, a-t-il ajouté.

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