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Le joueur des Redmen de l'Université McGill est la victime, selon son avocat

25/09/2014 04:26 EDT | Actualisé 25/11/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Le footballeur vedette des Redmen de l'Université McGill qui fait face à des accusations dans une présumée affaire de violence conjugale est la victime et non l'agresseur, a affirmé son avocat jeudi.

Luis-Andres Guimont-Mota a été formellement accusé, jeudi au palais de justice de Montréal, de voies de fait et d'avoir proféré des menaces. Il a été remis en liberté moyennant le versement d'un cautionnement de 300 $ et le respect de plusieurs conditions. Il devra retourner en cour le 23 février 2015.

Les parents de Guimont-Mota se trouvaient au palais de justice, jeudi, et le père du footballeur s'est porté garant d'un cautionnement additionnel de 750 $. Les membres de la famille n'ont pas parlé aux journalistes après l'audience.

L'étudiant de troisième année en gestion des affaires, et demi offensif régulier des Redmen, a été appréhendé mercredi matin dans un appartement du centre-ville de Montréal.

En fin de soirée mercredi, l'Université McGill a publié un communiqué de presse annonçant que le joueur en question, qu'elle n'avait pas identifié, avait été suspendu «en attendant la résolution de son cas par la cour et conformément aux lignes directrices du département d'athlétisme de l'université».

«Ce qu'il y a de particulier dans ce dossier-ci, c'est que mon client est victime, et n'est pas l'agresseur contrairement à d'autres dossiers qu'on a vus aux États-Unis», a précisé l'avocat de la défense, Steve Hanafi, en faisant référence aux cas ayant fait les manchettes dans la Ligue nationale de football au cours des dernières semaines.

Me Hanafi a critiqué la décision de l'institution universitaire de suspendre son client, et fait savoir que celui-ci allait contester la décision.

«Je pense qu'ils (les responsables de l'université) ont agi trop rapidement dans le but de protéger leur image, et qu'ils ne connaissent pas les faits», a-t-il déclaré à des journalistes à l'extérieur de la salle de cour.

Dans le communiqué publié mercredi soir, l'Université avait précisé que le Bureau du premier vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante) mènera une enquête et appliquera les mesures appropriées.

Par ailleurs, selon Me Hanafi, Guimont-Mota, qui est âgé de 22 ans, envisage de déposer une demande reconventionnelle contre la présumée victime dans cette affaire, qui est son épouse. Ils se sont mariés en 2012 mais songent à divorcer, a confié Me Hanafi.

Selon ce dernier, la présumée victime a dit à la mère de Guimont-Mota qu'elle l'avait frappé au visage.

«Pour l'instant, nous sommes en présence de deux versions contradictoires, madame prétend que monsieur l'aurait poussée, et mon client prétend d'autres choses, et on a des pistes de preuves permettant de croire que mon client est la victime.»

Guimont-Mota a été élu joueur offensif par excellence de l'Université McGill en 2013.

Dès jeudi matin, son profil avait été retiré du site web consacré à l'équipe de football, mais une photo de Guimont-Mota demeurait accessible après qu'il eut reçu une bourse de 1500 $ des Alouettes de Montréal, plus tôt en septembre.

En 2011, Guimont-Mota a plaidé coupable à une accusation de voies de fait à l'extérieur d'un bar de Québec, un incident survenu en mai 2010. Il avait été condamné, l'an dernier, à une peine de 90 jours d'emprisonnement à être purgés de façon discontinue, d'après des documents de la cour obtenus par La Presse Canadienne.

Selon le journal «Le Soleil», un juge avait accepté de lui imposer une telle peine pour lui permettre de continuer de jouer au football.

Me Hanafi ne pouvait dire, jeudi, si les nouvelles accusations auront des répercussions sur cette autre affaire.

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