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Nouvelles frappes aériennes contre le groupe État islamique

24/09/2014 08:27 EDT | Actualisé 24/11/2014 05:12 EST

BEYROUTH - Des avions américains ont bombardé des positions du groupe État islamique en Irak et en Syrie mercredi.

Des rebelles syriens qui combattent l'organisation extrémiste ont choisi de se terrer, par crainte d'une campagne plus vaste qui pourrait cibler tout ceux perçus comme étant une menace pour les États-Unis.

Les nouvelles frappes se sont produites après que les États-Unis et ses alliés arabes aient lancé mardi plus de 200 frappes aériennes contre une vingtaine de cibles en Syrie.

Le président américain Barack Obama a prévenu que cette campagne, qui s'inscrit dans la foulée de l'offensive menée en Irak depuis un mois, pourrait s'étirer sur plusieurs années.

«Il y a définitivement une deuxième journée et il y en aura une troisième et une quatrième, a déclaré mercredi au réseau CNN le secrétaire d'État américain John Kerry. Ça va durer un bon moment, sous différentes formes.»

Le groupe État islamique contrôle de vastes territoires des deux côtés de la frontière entre les deux pays. Ses combattants cherchent à agrandir un califat autoproclamé sur lequel ils imposent leur interprétation très stricte de la loi islamique. L'ONU accuse l'organisation d'avoir commis des atrocités dans les deux pays.

Les plus récentes frappes américaines ont endommagé huit véhicules de l'organisation en Syrie, près de la ville irakienne frontalière de Qaim, a dit par voie de communiqué le Commandement central des États-Unis. Deux blindés du groupe auraient aussi été touchés près de Bagdad, en plus de deux positions dans le nord de l'Irak.

Le Pentagone a révélé, de son côté, que les frappes dans l'est de la Syrie ciblaient un secteur que les militants utilisent pour déplacer de l'équipement vers l'Irak.

Qaim se trouve de l'autre côté de la frontière de la ville syrienne de Boukamal, où des militants syriens ont rapporté mercredi 13 frappes contre des positions présumées du groupe État islamique. L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, cite des résidants locaux selon qui l'intensité des frappes était similaire à celles réalisées mardi par la coalition dirigée par les États-Unis.

Deux autres groupes militants, le Front Nousra et Ahrar al-Sham, ont entrepris mercredi de se mettre à l'abri des frappes américaines, notamment en évacuant des bases et en demandant aux combattants de restreindre au maximum leurs communications sans-fil. Une douzaine de militants du Front Nousra ont été tués quand des avions américains ont attaqué le village de Kfar Derian.

Ahrar al-Sham combat à la fois le régime de Bachar el-Assad et le groupe État islamique, mais Washington se méfie des liens que l'organisation entretient avec des formations plus extrémistes.

La Coalition nationale syrienne, qui est appuyée par l'Occident, a déploré mercredi que les frappes ne ciblent que les forces de l'organisation État islamique sans toucher celles du régime de Bachar el-Assad, qui ont tué des centaines de milliers de personnes.

Sur le terrain, les combattants du groupe État islamique se sont approchés à seulement un kilomètre du village d'Ayn Arab, près de la frontière avec la Turquie.

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