NOUVELLES

La Cour pénale internationale enquête sur la République centrafricaine

24/09/2014 10:47 EDT | Actualisé 24/11/2014 05:12 EST

LA HAYE, Pays-Bas - La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur des atrocités qui auraient été commises lors des violences sectaires qui ont déchiré la République centrafricaine en 2012.

Fatou Bensouda a notamment évoqué des meurtres, des viols et des persécutions.

Des mois de combats entre les rebelles musulmans seleka et des milices chrétiennes ont fait au moins 5000 morts dans un des pays les plus pauvres d'Afrique.

Mme Bensouda a dit mercredi que la liste d'atrocités est sans fin et qu'elle ne peut fermer les yeux sur ces crimes allégués.

Il s'agit de la deuxième enquête de la CPI sur la République centrafricaine. Un ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, est actuellement en procès pour avoir possiblement dirigé les rebelles qui ont tué, violé et pillé dans le pays. Le procès a débuté en 2010 et Bemba attend le verdict.

Mme Bensouda a ajouté que l'enquête préliminaire a permis d'obtenir «des informations pertinentes provenant de mutiples sources fiables».

L'information «fournit une base raisonnable pour croire que les seleka et (les milices chrétiennes) ont commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, y compris des meurtres, des viols, des déplacements forcés, des actes de persécution, du pillages, des attaques contre des missions humanitaires et l'utilisation d'enfants de moins de 15 ans en combat».

L'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne Human Rights Watch a salué la décision de la CPI.

«Une enquête impartiale pour identifier les responsables des pires crimes, des deux côtés, est essentielle pour que justice soit faite aux victimes et pour envoyer un signal clair à tous les auteurs qu'ils seront tenus pour responsables», a dit le directeur du programme de justice internationale pour HRW, Richard Dicker.

PLUS:pc