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L'épidémie d'Ebola pourrait être au mieux «stabilisée» fin 2014, estiment des experts

24/09/2014 10:25 EDT | Actualisé 24/09/2014 10:25 EDT
ASSOCIATED PRESS
In this 2014 photo provided by the Samaritan's Purse aid organization, Dr. Kent Brantly, left, treats an Ebola patient at the Samaritan's Purse Ebola Case Management Center in Monrovia, Liberia. On Saturday, July 26, 2014, the North Carolina-based aid organization said Brantly tested positive for the disease and was being treated at a hospital in Monrovia. (AP Photo/Samaritan's Purse)

La progression de l'épidémie d'Ebola ne pourra pas être stoppée avant fin 2014, l'un des principaux défis étant d'empêcher une propagation en Afrique, ont estimé mercredi deux experts de la Commission européenne de retour d'une mission sur le terrain.

Au vu de la "progression exponentielle" de la maladie, "nous n'en finirons certainement pas avant la fin de l'année, notre espoir est d'arriver alors à stabiliser la situation", a affirmé Philippe Maughan, de la direction générale à l'aide humanitaire de la Commission.

Encore un tel coup d'arrêt à la propagation suppose que "tout aille bien", a estimé Marcus Cornaro, qui dirige le département Développement et Coopération de la Commission.

Cela signifie qu'il faut que les dirigeants des pays touchés fassent preuve d'un "fort leadership", qu'il y ait "un soutien massif international", et que les habitants des pays touchés "prennent les choses en main individuellement", alors que l'isolement des malades est une clé pour stopper le virus.

Les deux hommes rendaient compte d'une mission au Liberia et en Sierra Leone, qui se trouvent à l'épicentre de l'épidémie avec la Guinée.

"Si l'épidémie s'étend au-delà, ce sera un défi supplémentaire, raison pour laquelle une partie de la réponse de l'UE est d'assurer que les mesures requises de prévention sont prises dans les pays voisins et d'Afrique" en général, a souligné M. Cornaro.

Mais il a réitéré l'appel à ne pas isoler les pays touchés que ne cessent de lancer les organisations mobilisées. Maintenir les liaisons, en particulier aériennes "est vital psychologiquement et logistiquement", a-t-il insisté.

Autre préoccupation, celle des pénuries alimentaires qui menacent, les perturbations de toute la vie économique faisant monter les prix et les récoltes de l'été prochain étant susceptibles d'être affectées.

Sur place toutefois, la riposte "s'améliore de manière très marquée en ce qui concerne la coordination" et la prise de conscience, s'est félicité M. Cornaro.

"La question est : comment mettre en place un système suffisamment sûr pour permettre la mobilisation des personnels de santé" locaux et étrangers, directement mis en danger, a-t-il relevé.

Il a jugé que l'opération controversée de confinement menée pendant trois jours au Sierra Leone était "largement un succès" pour avoir contribué à la sensibilisation de la population en évitant de tourner à "la chasse aux sorcières".

L'Union européenne s'est mobilisée en débloquant 150 millions d'euros de son budget en faveur des pays touchés, une contribution que les Etats membres ont commencé à compléter avec des engagements qui s'élèvent pour l'instant à 78 millions d'euros, selon la Commission.

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave de l'histoire de cette fièvre hémorragique identifiée en 1976, a tué au moins 2.811 personnes sur 5.864 cas, selon le dernier bilan de l'OMS arrêté au 18 septembre.

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