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Les Néo-Brunswickois élisent un gouvernement libéral majoritaire

23/09/2014 12:03 EDT | Actualisé 22/11/2014 05:12 EST

FREDERICTON - Les Néo-Brunswickois ont élu un gouvernement libéral majoritaire mais la victoire de Brian Gallant a été reléguée dans l'ombre par les problèmes informatiques d'Élections Nouveau-Brunswick, lundi.

Le dépouillement du vote a été interrompu vers 22h45, heure locale, en raison de problèmes informatiques après qu'Élections Nouveau-Brunswick eut constaté des écarts dans les tabulations de certaines de ses machines électroniques. L'opération a repris environ deux heures plus tard. Dans un courriel, Paul Harpelle, d'Élections Nouveau-Brunswick, a expliqué qu'il y avait des problèmes avec le chargement de données provenant de 49 cartes-mémoires. L'agence a dû travailler «d'arrache-pied» pour résoudre le problème.

Le Parti progressiste-conservateur a même demandé à Élections Nouveau-Brunswick de recommencer à compter manuellement tous les votes enregistrés dans la province. D'ailleurs, aucun dirigeant du parti ne réagira aux résultats avant mardi matin.

Peu après 1h00, heure locale, le Parti libéral comptait 27 candidats élus ou en tête. Les progressistes-conservateurs du premier ministre sortant David Alward en comptaient 21. Le chef du Parti vert, David Coon, a enlevé la circonscription de Fredericton-Sud, une première victoire électorale pour cette formation.

Les libéraux ont dominé le vote populaire, obtenant 42,73 pour cent des voix, comparativement à 34,65 pour les conservateurs. Le NPD suivait à 12,98 pour cent, le Parti vert à 6,61 et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick fermait la marche à 2,14 pour cent.

Le NPD a échoué à faire élire un seul candidat. Même son chef, Dominic Cardy, a dû se contenter de la deuxième place dans sa circonscription. Il a déjà annoncé sa démission, tout en affirmant qu'il croyait que le Nouveau-Brunswick méritait «mieux qu'un gouvernement conservateur ou libéral».

A 32 ans, Brian Gallant devient le plus jeune premier ministre de l'histoire de la province. Il avait fait campagne en promettant de créer des emplois grâce à un programme d'infrastructures. «Quelle nuit!», a-t-il lancé d'amblée devant ses partisans.

Se disant honoré et reconnaissant de la confiance des électeurs, il a déclaré, dans son discours de victoire, que sa province était «à la croisée des chemins». Il a reconnu que plusieurs décisions difficiles seront à prendre mais il a assuré la population de travailler fort pour amener la province «dans la bonne direction».

Il a rappelé que malgré les ennuis de la soirée, Élections Nouveau-Brunswick était parvenue à accomplir sa mission. Le résultat a été retardé mais le droit de vote n'a pas été nié aux citoyens, a-t-il souligné. Il ne compte pas demander un nouveau dépouillement des vote.

Un des candidats conservateurs qui tiraient de l'arrière, Carl Killen, s'est fait conseiller par ses avocats de ne pas concéder la victoire à son adversaire libéral en raison des problèmes occasionnés par les machines à compter le vote.

Deux autres chefs de parti ont été élus. Sans surprise, il s'agit du leader conservateur David Alward et du libéral Brian Gallant.

Au moins sept ministres ont mordu la poussière dont Marie-Claude Blais (Éducation), Michael Olscamp (Agriculture, Aquaculture et Pêches), Danny Soucy (Environnement), Craig Leonard (Énergie et Mines) et Claude Williams (Transport). Même le vice-premier ministre Paul Robichard était en difficulté dans son comté.

Le libéral Denis Landry a été le premier candidat déclaré élu dans la circonscription de Bathurst-Est-Nepisguit-Saint-Idosore.

À la dissolution de la chambre, les progressistes-conservateurs avaient 41 sièges, alors que les libéraux n'en comptaient que 13. Il y avait un indépendant. Le redécoupage de la carte électorale a diminué le nombre de comtés de 55 à 49.

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