POLITIQUE

L'exécutif du Parti québécois est critiqué par Jean François Lisée et Pascal Bérubé

23/09/2014 06:16 EDT | Actualisé 23/09/2014 06:16 EDT
PC

Des tensions apparaissent entre des députés péquistes et l'exécutif du Parti québécois, alors qu'approche le moment d'adopter les règles qui régiront la course à la direction du parti, le 4 octobre.

Le député de Matane, Pascal Bérubé, s'en est pris à l'exécutif du parti, mardi, en disant qu'il en avait assez de voir certains dirigeants du parti s'apitoyer sur leur sort, en analysant les échecs du passé au lieu de planifier l'avenir.

Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, un de ceux qui envisagent de se porter candidats à la succession de Pauline Marois, exhorte pour sa part l'exécutif à modifier les règles du jeu qui doivent être proposées aux 125 présidents d'associations le 4 octobre.

Sur son blogue, mardi, il a fait toute une série de propositions, en rejetant notamment l'idée d'imposer un dépôt de 30 000 $ aux candidats, un montant qu'il juge exagéré et non conforme aux valeurs du parti. En remplacement, il suggère plutôt d'adopter une formule complexe prévoyant un dépôt initial de 7000 $, assorti d'autres versements ultérieurs variant selon la capacité de financement de chacun.

Contrairement à son collègue de Rosemont, Pascal Bérubé ne conteste pas les règles du jeu telles que définies par le parti, mais s'en prend plutôt au ton défaitiste qu'il sent dans les rangs de l'exécutif présidé par Raymond Archambault.

"Je suis un peu lassé de faire tout le temps des retours sur des anciens événements", a dit M. Bérubé, en point de presse, sans vouloir donner de précisions sur les reproches qu'il a à formuler.

"Les apitoiements, je laisse ça aux officiers du parti", a ajouté le député sans dire à qui s'adressait sa remarque. Il dit toujours explorer la possibilité de se porter candidat.

Le chef actuel du parti, Stéphane Bédard, qui est membre de l'exécutif, n'a pas voulu commenter les propos du député de Matane, ni la sortie de M. Lisée.

"Les règles, ça appartient au parti et aux membres", s'est contenté de dire M. Bédard, en jugeant que "toutes les idées sont bonnes".

Il y a quelques semaines, l'exécutif du PQ a fait parvenir aux 125 présidents de circonscriptions des propositions sur les modalités de la future course au leadership, qui doit se conclure par le choix d'un nouveau chef en mai 2015. Le 4 octobre, ce sont eux qui devront privilégier un scénario.

Le député de Rosemont semble bien déterminé à vouloir orienter le sens de leurs décisions, car il a inscrit sur son blogue six amendements qu'il souhaite voir apportés à la proposition de l'exécutif.

M. Lisée souhaite notamment que la base militante ait son mot à dire et qu'un congrès spécial soit convoqué à la fin de l'automne pour débattre des nouvelles règles.

Il propose aussi que dans l'éventualité où un second tour serait nécessaire, quatre candidats puissent se confronter et non seulement deux, comme a prévu l'exécutif, et ce, qu'on ait retenu le scénario d'un mode de scrutin ouvert aux non-membres du parti ou pas.

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