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Des problèmes technologiques retardent l'annonce des résultats au N.-B.

22/09/2014 09:55 EDT | Actualisé 22/11/2014 05:12 EST

FREDERICTON - Les libéraux de Brian Gallant se dirigent péniblement vers une majorité lors des élections générales du Nouveau-Brunswick, lundi, mais rien n'est encore joué à cause de problèmes informatiques.

Le dépouillement du vote a été interrompu vers 22h45, heure locale, en raison de problèmes informatiques après qu'Élections Nouveau-Brunswick eut constaté des écarts dans les tabulations de certaines de ses machines électroniques.

Dans un courriel, Paul Harpelle, d'Élections Nouveau-Brunswick, a expliqué qu'il y avait des problèmes avec le chargement de données provenant de 49 cartes-mémoires. L'agence travaille «d'arrache-pied» pour résoudre le problème.

Le Parti progressiste-conservateur a même demandé à Élections Nouveau-Brunswick de recommencer à compter manuellement tous les votes enregistrés dans la province. D'ailleurs, aucun dirigeant du parti ne réagira lundi soir aux résultats.

De son côté, le coprésident de la campagne libérale, Dominic Leblanc, qui a fait remaquer que son parti avait obtenu une pluralité des voix à l'échelle provinciale, s'est contenté de dire que son chef «avait hâte de connaître les résultats». M. Leblanc a rappelé qu'Élections-Nouveau Brunswick était un organisme indépendant, ajoutant que les résultats seront «déterminés» par l'agence et non par les énoncés des partis politiques.

Un des candidats conservateurs qui tiraient de l'arrière, Carl Killen, s'est fait conseiller par ses avocats de ne pas concéder la victoire à son adversaire libéral en raison des problèmes occasionnés par les machines à compter le vote.

Plusieurs heures après la fermeture des bureaux de vote, le Parti libéral comptait 25 candidats élus ou en tête. Les conservateurs du premier ministre sortant David Alward en comptaient 23. Le chef du Parti vert, David Coon détenait une faible avance dans sa circonscription.

Mais la victoire n'est toujours pas dans le sac pour les libéraux. Les résultats sont très serrés dans un certain nombre de comtés et même un léger renversement des tendances pourrait redonner le pouvoir aux conservateurs.

Le NPD a échoué à faire élire un seul candidat. Même son chef, Dominic Cardy, a dû se contenter de la deuxième place dans sa circoncription. Il a annoncé sa démission, tout en affirmant qu'il croyait que le Nouveau-Brunswick méritait «mieux qu'un gouvernement conservateur ou libéral».

En entrevue sur les ondes de RDI, il a expliqué qu'il prenait ses responsabilités face à défaite du parti. «J'ai travaillé durant les quatre dernières années comme bénévole. Je veux avoir une famille et pour ça, j'ai besoin d'avoir un salaire, et ce n'est pas quelque chose que je veux demander à mon parti. Je n'ai pas réussi à prendre un siège, et quand on ne réussit pas, il faut prendre ses responsabilités.»

Il a également affirmé que le parti n'avait «aucun sou de dette» à la fin de cette campagne.

Les libéraux ont dominé le vote populaire, obtenant 43,23 pour cent des voix, comparativement à 34,32 pour les conservateurs. Le NPD suivait à 12,96 pour cent, le Parti vert à 6,71 et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick fermait la marche à 1,99 pour cent.

Deux des cinq chefs de parti ont été élus. Sans surprise, il s'agit du leader conservateur David Alward et du libéral Brian Gallant.

Plusieurs ministres ont mordu la poussière dont Marie-Claude Blais (Éducation), Michael Olscamp (Agriculture, Aquaculture et Pêches, Danny Soucy (Environnement) et Claude Williams (Transport).

Le libéral Denis Landry a été le premier candidat déclaré élu dans la circonscription de Bathurst-Est-Nepisguit-Saint-Idosore.

Le Parti libéral s'est engagé à investir 900 millions $ en six ans sur les infrastructures et de créer 1700 emplois par année.

Le parti progressiste-conservateur propose plutôt d'exploiter les ressources naturelles de la province, notamment les gaz de schiste, qui ont semé la controverse dans la province.

La fracturation hydraulique, technique utilisée pour extraire le gaz naturel du sol, a mené à une manifestation violente l'année dernière à Rexton.

M. Alward estime que la province pourrait engranger 10 milliards $ avec l'exploitation des gaz de schiste et les activités de l'oléoduc projeté Énergie Est de TransCanada.

Le Parti libéral imposerait un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste tant qu'il n'y aura pas plus d'études sur les risques, a indiqué son chef.

À la dissolution de la chambre, les progressistes-conservateurs avaient 41 sièges, alors que les libéraux n'en comptaient que 13. Il y avait un indépendant. Le redécoupage de la carte électorale a diminué le nombre de comtés de 55 à 49.

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