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De multiples inspirations pour le nouvel Institut national du sport

22/09/2014 02:32 EDT | Actualisé 22/11/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Les dirigeants du nouvel Institut national du sport du Québec (INS) ont puisé à bien des sources l'inspiration pour leur grand projet, qui vise à mener l'élite du sport québécois vers de nouveaux sommets d'excellence.

«Nous avons entre autres regardé ce qui a été fait à Calgary, a dit Marc Gélinas, le président-directeur général de l'INS. D'ailleurs ces dernières années, les trois niveux de gouvernement ont investi plus de 200 M $ pour l'expansion de ce qui était déjà en place pour les Jeux de 1988. Nous nous sommes penchés sur l'héritage des Jeux de Vancouver, et nous avons aussi étudié les plans de ce qui s'en vient aux Jeux panaméricains de 2015, à Toronto.

«Cela dit, nous avons aussi visité beaucoup d'endroits à l'international, notamment en Australie. En 2009, nous avons passé près de deux semaines pour visiter leur institut national de sport et ceux de leurs différents états, qui sont davantage de notre taille à nous.

«Nous avons aussi regardé ce qui se passe aux États-Unis, à Colorado Springs (le centre national d'entraînement des athlètes olympiques), a poursuivi Gélinas. Nous sommes allés en France, à Barcelone et en Angleterre, et nous avons aussi consulté des contacts internationaux.»

Gélinas est allé plus en détail sur l'intérêt porté à la France - un intérêt très pertinent, même si la taille de l'organisme en question est loin d'être la même.

«Nous n'avons pas juste étudié des organisations de la même taille que nous, a dit Gélinas, évoquant l'INSEP en France. L'INSEP, à Paris, a des installations qui datent de plus de 60 ans. C'est un organisme beaucoup plus gros que nous: ils ont un budget d'exploitation de plus de 60 millions d'euros. Pour mettre ça en perspective, c'est à peu près la somme qui est disponible pour le sport de haut niveau dans tout le Canada. C'est énorme comme budget. Mais comme nous sommes dans le même créneau et avec un mandat similaire, nous étions intéressés à ce qui se fait là-bas.»

Le p.-d-g. a par ailleurs confié que le choix de s'installer au Parc olympique de Montréal s'est fait naturellement.

«Il a toujours été clair que la décision de nous installer au Parc olympique était la meilleure pour plusieurs raisons, a dit Gélinas. C'est central et facile d'accès avec deux métros, et il y a bien sûr eu les Jeux de 1976 sur place. Il y a beaucoup d'espace disponible, et il y a déjà des sports centralisés là-bas. Alors de faire l'extension de tout ça, c'est ce qui semblait le plus naturel.

«Nous nous sommes posés la question du coût d'un tel projet à partir d'un terrain vacant, et c'est de l'ordre de cinq à six fois plus cher, c'est certain. En tenant compte de tous les éléments mentionnés plus tôt, la décision était claire d'aller au Parc olympique.»

Le complexe sera le quartier général permanent de huit sports de haut niveau (escrime, gymnastique, judo, nage synchronisée, natation, patinage de vitesse sur courte piste, plongeon et water-polo).

L'escrime, le judo, la gymnastique et le patinage de vitesse sur courte piste pourront s'y installer d'ici quelques mois, tandis que les sports aquatiques attendent la rénovation des bassins, qui pourrait être complétée au début de 2015.

L'INS va compter sur un réseau de sept centres régionaux d’entraînement multisports et de 17 centres d’entraînement unisports.

«Nous ne sommes pas juste au service des sports résidents, a rappelé Gélinas. Nous voulons améliorer les conditions d'entraînement et l'encadrement de tous les sports de haut niveau, qu'ils soient résidents ou non. Par contre, nos installations n'incluent pas des plateaux sportifs qui seraient parfaits pour tous les sports. Le badminton, comme exemple, rechercherait sans doute un gymnase beaucoup plus gros, et ça ne conviendrait pas non plus pour les sports de glisse.»

Le gouvernement du Québec a investi 24,5 M $ dans l’INS Québec, en plus d’un financement de trois millions $ destiné à l’acquisition d’équipements.

Sur plus de 150 000 pieds carrés, les athlètes et entraîneurs vont notamment bénéficier d'une salle d’entraînement spécialisée, d'un gymnase, de laboratoires de physiologie, de biomécanique et de nutrition, ainsi que d'une clinique médico-sportive, incluant physiothérapie et massothérapie.

Gélinas mentionne que le Comité olympique canadien (COC) voit d'un très bon oeil tout effort pour développer l'élite du sport au pays.

«Le COC est très intéressé à l'ensemble du réseau pancanadien des instituts de sport, a dit Gélinas. Ce sont là que les athlètes ont des services scientifiques ou médico-sportifs ou des services personnels, comme du réseautage pour des commanditaires. C'est sûr que c'est intéressant pour le COC, parce que comme dans le cas d'À nous le podium, l'objectif est que les performances soient optimales et qu'elles puissent se répéter d'une Olympiade à l'autre. C'est clair qu'ils sont des alliés importants pour nous.»

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