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L'ex-président Sarkozy affirme ne pas avoir le choix de revenir en politique

21/09/2014 08:02 EDT | Actualisé 21/11/2014 05:12 EST

PARIS - Nicolas Sarkozy affirme avoir appris beaucoup sur lui-même depuis sa défaite à l'élection présidentielle française de 2012.

C'est ce qu'il a confié lors d'une entrevue télévisée de 45 minutes présentée à heure de grande écoute, dimanche.

Lors de cet entretien, l'ancien président a expliqué pourquoi il avait décidé de revenir en politique, malgré sa promesse de quitter la vie publique pour de bon.

M. Sarkozy a déclaré que durant son mandat de président, de 2007 à 2012, il a «parfois pensé (qu'il) pouvait réussir seul».

Il a admis avoir indisposé beaucoup de gens avec des discours polarisants, reconnaissant des «erreurs» et la «vanité de certains sentiments».

M. Sarkozy a expliqué qu'il avait décidé de se porter candidat à la présidence de son parti, l'Union pour un mouvement populaire (UMP), parce qu'il ne veut pas que son pays soit condamné «à n'avoir comme choix que le spectacle humiliant d'aujourd'hui ou un isolement total que serait le Front national».

«J'ai non seulement envie de revenir, mais je n'ai pas le choix», a-t-il affirmé.

En quittant l'Élysée en 2012, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il quittait définitivement la politique et qu'il servirait son pays d'une façon différente.

Son arrivée dans la course à la présidence de l'UMP, qui était largement attendue, est considérée comme une première étape vers une candidature présidentielle en 2017.

Il a expliqué avoir ressenti la nécessité de revenir en politique face à la «colère», «l'absence de perspectives» et «l'absence d'espoir» qu'il constate parmi les Français.

«Nous sommes un des rares pays où il y a une telle absence d'espoir», a-t-il affirmé. «J'ai envie de participer au redressement de notre pays. Je n'avais pas envie de laisser tomber les gens.»

Le successeur de M. Sarkozy, le président socialiste François Hollande, est devenu le dirigeant français le plus impopulaire de la France moderne, tandis que l'UMP, que M. Sarkozy dirigeait avant de devenir président, est engluée dans les divisions internes face à un vide du leadership.

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