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La Syrie critique la coalition militaire internationale contre l'État islamique

21/09/2014 04:06 EDT | Actualisé 21/11/2014 05:12 EST

DAMAS, Syrie - Le président du Parlement syrien a affirmé, dimanche, que les États-Unis devraient travailler avec le gouvernement syrien pour combattre les extrémistes de l'État islamique (ÉI) plutôt que de s'allier avec des pays qui, selon lui, soutiennent le terrorisme.

Le président Jihad Laham faisait apparemment référence à l'Arabie saoudite et à d'autres pays appuyant les rebelles qui tentent de renverser le régime du président Bachar el-Assad.

Le président des États-Unis, Barack Obama, tente présentement de former une coalition pour combattre les djihadistes de l'État islamique, qui ont pris le contrôle de vastes pans de territoire en Syrie et en Irak. Pendant ce temps, l'armée américaine mène des frappes aériennes contre le groupe en Irak depuis le mois d'août. La semaine dernière, M. Obama a autorisé des frappes contre le groupe en Syrie.

Des responsables américains ont rejeté toute coordination directe avec les forces du régime El-Assad, une décision qui a mis en colère les autorités syriennes, qui affirment que toute frappe menée sans leur consentement représenterait une violation de la souveraineté du pays.

Ils semblent aussi s'inquiéter de la possibilité qu'une coalition militaire contre l'État islamique finisse par changer de cible pour soutenir les rebelles dans leur tentative de renverser le régime syrien.

Durant une séance parlementaire, M. Laham a déclaré que ceux qui «veulent réellement combattre le terrorisme doivent coopérer avec la Syrie conformément à ses plans à long terme et ne pas soutenir des organisations terroristes sous de faux prétextes».

Le régime El-Assad présente régulièrement le conflit comme une lutte contre le terrorisme. La rébellion, qui a commencé après que les forces du régime eurent violemment réprimé des manifestations pacifiques durant le Printemps arabe, en 2011, s'est transformée en guerre civile complexe aux multiples acteurs. Les rebelles comprennent notamment des extrémistes liés à Al-Qaïda, des islamistes ultraconservateurs et des groupes plus modérés.

Sur le terrain, dimanche, au moins 15 personnes ont perdu la vie dans différentes régions contrôlées par le gouvernement à la suite de tirs d'obus de mortier provenant de rebelles, selon les médias officiels. Les rebelles tirent souvent des obus de façon indiscriminée dans les secteurs gouvernementaux, mais un bilan aussi élevé est plutôt inhabituel.

À Saraqeb, une ville du nord-est du pays contrôlée par les rebelles, au moins 17 personnes ont été tuées par des frappes aériennes des forces gouvernementales, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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