POLITIQUE

Rassemblement citoyen pour l'indépendance du Québec, ce week-end, à Montréal

20/09/2014 07:42 EDT | Actualisé 20/11/2014 05:12 EST
EduardoLuzzatti via Getty Images

MONTRÉAL - Des centaines de souverainistes participent ce week-end, à Montréal, à un rassemblement citoyen pour l’indépendance du Québec, à l’invitation du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) et du Conseil de la souveraineté du Québec (CSQ).

Les présidents des deux organisations, Pierre Curzi et Gilbert Paquette, seront présents à l’événement baptisé «DestiNation», de même que l’ancien premier ministre Bernard Landry, les ex-présidents de la CSN Claudette Carbonneau et Gérald Larose, ainsi que les anciens députés péquistes Jean-Pierre Charbonneau et Louise Harel, entre autres.

Selon la porte-parole du rassemblement, l’ancienne leader étudiante Martine Desjardins, les organisateurs souhaitent que les discussions de la fin de semaine permettront de «partir avec un plan pour les années à venir». L'objectif est de donner un nouvel élan au courant souverainiste en restant à l'abri des sempiternelles querelles partisanes.

Mme Desjardins est d'avis qu'au fil du temps, les souverainistes ont perdu un peu l'idée voulant qu'un plan d'action puisse être porté en dehors des structures politiques traditionnelles. Elle croit à la nécessité de retourner à cette base militante et citoyenne.

Cette réunion survient au lendemain de la défaite du OUI au référendum sur l’indépendance de l'Écosse. Le président du Conseil de la souveraineté du Québec, Gilbert Paquette, estime que les indépendantistes québécois doivent être encouragés par les résultats du référendum écossais qui, selon lui, ont été «serrés, malgré la campagne de peur orchestrée par les milieux politiques et économiques anglais». M. Paquette ajoute que pour le peuple écossais, il s'agit d'un nouveau départ vers une plus grande autonomie et la prise en charge de leur vie collective.

Gilbert Paquette affirme que les Québécois doivent amorcer un nouveau départ vers leur émancipation nationale. Il soutient que le référendum de 1995 ne peut rester sans suite et pour cela, «il faut que le mouvement indépendantiste revoit ses certitudes, débatte de nouvelles idées et s'unisse sur l'essentiel, malgré les différences de point de vue».

À l'instar de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, le président du CSQ souhaite que les quatre prochaines années, menant aux élections générales de 2018, serviront à clarifier la démarche indépendantiste, et aussi à unir les mouvements citoyens souverainistes.

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