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L'inégalité d'accès à l'avortement au coeur d'une initiative de sensibilisation

20/09/2014 12:45 EDT | Actualisé 20/11/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Les difficultés d'accès à l'avortement dans certaines parties du Canada font sourciller des militantes pro-choix du Québec.

Le Centre des femmes solidaires et engagées et le Centre de lutte contre l'oppression des genres ont donc choisi d'organiser la Journée d'actions pour l'accès à la justice reproductive, samedi, à Montréal.

Quelques activités de sensibilisation ouvertes au grand public ont été prévues pour l'occasion.

Par exemple, différentes intervenantes - dont entre autres la députée de Québec solidaire, Manon Massé - ont accepté de prendre la parole publiquement.

De plus, un «concours d'utérus» a également été mis sur pied. Selon la coordonnatrice administrative du Centre de lutte contre l'oppression des genres, Julie Michaud, des femmes doivent revêtir des costumes rappelant cet organe et répondre à diverses questions relatives à leurs inquiétudes et à leurs espoirs.

Même si, de prime abord, cette dernière idée peut faire sourire, il n'en demeure pas moins que les enjeux soulevés durant la Journée d'actions pour l'accès à la justice reproductive promettent d'être sérieux.

Il va notamment y être question des thématiques de la reproduction, de la contraception, des services offerts aux nouvelles mères et aux poupons ainsi que de l'épineux dossier de l'accès à l'avortement dans les Maritimes.

En entrevue à La Presse Canadienne, Mme Michaud a indiqué que ce sujet s'imposait maintenant que la clinique Morgentaler de Fredericton a mis un terme à ses opérations et qu'il est devenu nettement plus complexe de subir une interruption volontaire de grossesse (IVG)au Nouveau-Brunswick.

Auparavant, cet établissement privé accueillait des patientes désireuses d'avoir accès à ce service sans qu'elles aient besoin d'obtenir un billet médical au préalable.

Depuis sa fermeture, les Néo-Brunswickoises ont toujours la possibilité de se tourner vers l'hôpital pour subir une IVG mais avant d'opter pour cette solution, elles doivent obtenir deux références de la part de médecins.

Du côté de l'Île-du-Prince-Édouard, il n'y a carrément pas de point de services où des avortements peuvent être effectués.

Les insulaires souhaitant mettre un terme à leur grossesse doivent donc se rendre à l'extérieur de leur province pour que ce scénario puisse se concrétiser.

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