NOUVELLES

Gabriel Dumont s'accroche à son rêve de s'établir pour de bon chez le Canadien

20/09/2014 03:44 EDT | Actualisé 20/11/2014 05:12 EST

BROSSARD, Qc - Gabriel Dumont a reçu un mot d'encouragement de P.-A. Parenteau qui lui a remonté le moral au début du camp du Canadien.

Au cours d'une discussion à bâtons rompus avec le nouvel attaquant du Canadien, Dumont lui a souligné qu'il entreprenait sa cinquième saison dans les rangs professionnels.

Parenteau lui a répondu de ne pas lâcher parce qu'il avait lui-même passé plus de six saisons dans les rangs mineurs avant de faire sa place dans la LNH. Ça lui a fait réaliser l'importance de s'accrocher à ses rêves.

On n'accorde que très peu de chances à Dumont de mériter un poste au sein du Tricolore cette année. L'arrivée de Parenteau et de Jiri Sekac, mais surtout celle du vétéran Manny Malhotra comme pivot du trio à caractère défensif, vient lui couper l'herbe sous les pieds.

Peu importe, le joueur de centre âgé de 23 ans relève la tête et tente de faire fi de l'adversité.

«C'est la réalité de la Ligue nationale, a-t-il dit, quand on lui a demandé si la situation n'était pas démoralisante à la longue. C'est la meilleure ligue au monde, les meilleurs joueurs veulent y jouer. Quand des nouveaux joueurs arrivent, c'est à toi de garder ta place. Tu ne dois pas te dire: 'Ah il m'a dépassé'. Si un joueur passe devant toi, c'est parce que tu lui as donné la chance de te dépasser.»

Samedi, le patineur natif de Dégelis s'est impliqué physiquement et l'unité qu'il a formée avec Michaël Bournival et Jérémy Grégoire a bien paru.

Ce qui est difficile dans son cas, c'est qu'il a déjà goûté à la LNH dans l'uniforme bleu-blanc-rouge. Il a disputé 15 matchs en saison régulière — 13 en 2012-13 et deux la saison dernière, en plus de trois en séries éliminatoires en 2013.

«C'est une source de motivation additionnelle, a-t-il souligné. Quand tu y as touché, tu veux y revenir. Les ligues mineures et la Ligue nationale, c'est deux mondes. D'avoir joué en séries avec le Canadien contre Ottawa, je n'avais jamais vécu quelque chose de semblable. Je veux revivre ça.»

Dumont a relevé une discussion qu'il a eue avec l'entraîneur du CH, Michel Therrien, après avoir été rappelé de Hamilton, la saison dernière, qui l'a fait réfléchir.

«Michel m'a dit que c'est moi qui décide de la carrière que je veux connaître, a-t-il relaté. Est-ce que je me contente d'être un joueur des ligues mineures qui va terminer une belle carrière en Europe? Ou est-ce que je veux forcer la main de l'équipe et jouer dans la Ligue nationale sur une base régulière?

«Ça m'a donné un coup et j'étais un joueur métamorphosé à mon retour à Hamilton. J'avais une autre attitude. J'étais davantage moi-même sur la glace et à l'extérieur.»

Dumont se dit convaincu d'être un joueur amélioré par rapport à l'an dernier.

«J'ai travaillé plus fort cet été. Je suis plus fort et plus rapide, mais tous les joueurs disent ça», s'est-il esclaffé.

«C'est ma cinquième année chez les pros. Je sais où je suis rendu, ce que je peux apporter à l'équipe et le type de joueur que je peux être.»

Le meilleur marqueur au sein des piètres Bulldogs la saison dernière a reconnu que de faire partie d'une équipe médiocre ne contribue pas à rehausser sa cote sur le plan individuel.

«C'est sûr que tout le monde parait mieux dans une équipe qui gagne le championnat. Personne ne va dire d'un joueur d'une équipe qui a gagné le championnat 'Hé lui, il a connu une mauvaise saison'.»

Malgré cela, il n'a pas encore envie d'aller voir ailleurs.

«Il me reste une saison de contrat. Comme joueur francophone, j'ai un attachement particulier avec le Canadien par rapport aux 29 autres équipes de la ligue», a-t-il conclu.

PLUS:pc