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France: l'ex-président Nicolas Sarkozy sera candidat à la présidence de l'UMP

19/09/2014 10:56 EDT | Actualisé 19/11/2014 05:12 EST

PARIS - Nicolas Sarkozy veut revenir en politique.

L'ex-président français, en poste de 2007 à 2012, a annoncé vendredi sur Facebook qu'il entrait dans la course à la présidence de son ancien parti, l'Union pour un mouvement populaire (UMP), en vue du scrutin qui aura lieu le mois prochain. Cette annonce largement attendue est considérée comme une première étape en vue de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy, qui est aujourd'hui âgé de 59 ans, est aux prises avec des allégations de corruption. Cependant, plusieurs sondages indiquent que le président actuel, François Hollande, est devenu le président le plus impopulaire de la France moderne.

Autre obstacle sur la route de M. Sarkozy, l'UMP est considérée comme un nid de vipères où les divisions sont monnaie courante. Son départ du parti a créé un vide de leadership qui n'a jamais véritablement été comblé.

«J'ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l'endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique», a écrit l'ancien président sur Facebook, vendredi.

«J'ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit. Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d'aujourd'hui nous oblige à nous réinventer profondément.»

«J'aime trop la France; je suis trop passionné par le débat public et l'avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d'aujourd'hui et la perspective d'un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s'installer dans le monde l'idée que la France pourrait n'avoir qu'une voix secondaire.»

En juillet, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour corruption, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel en lien avec l'affaire Bettencourt. Au terme de ce processus, qui pourrait durer jusqu'à un an et demi, il pourrait bénéficier d'un non-lieu ou être renvoyé devant le tribunal.

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