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Que ce soit comme ailier ou joueur de centre, Galchenyuk veut éclore à l'attaque

18/09/2014 06:29 EDT | Actualisé 18/11/2014 05:12 EST

BROSSARD, Qc - Que ce soit comme ailier ou joueur de centre, Alex Galchenyuk veut éclore à l'attaque à sa troisième dans la LNH.

Le jeune attaquant se verra offrir l'occasion d'évoluer à la position de centre au début du camp d'entraînement du Canadien, dès vendredi. Le directeur général de l'équipe Marc Bergevin l'a confirmé cette semaine. Après avoir patrouillé le flanc gauche à ses deux premières saisons dans la LNH, Galchenyuk a hâte de voir s'il est prêt à relever le défi.

Chez le Tricolore, on souhaite le voir s'établir comme le «gros joueur de centre» de l'équipe. L'entraîneur Michel Therrien piaffe d'impatience d'utiliser Galchenyuk à sa position naturelle. Le principal intéressé, qui dit n'avoir rien demandé, n'est pas autant pressé.

«J'ai été informé des plans de l'équipe à mon endroit et ça me plaît, a-t-il commenté, à l'occasion de la rentrée du CH à Brossard. Même moi j'ai hâte de voir où je suis rendu dans mon cheminement.»

Le Canadien a surtout hâte de voir si Galchenyuk peut s'acquitter des tâches en défense qu'un joueur de centre doit accomplir. La saison dernière, Therrien avait utilisé Galchenyuk au centre dans un match, contre les Blues de St. Louis au Centre Bell, et l'expérience n'avait pas été concluante.

«Ce n'est pas parce que j'ai connu un mauvais match au centre qu'il faille tirer des conclusions. Ça ne veut rien dire. Je me suis entraîné très fort cet été et je me présente au camp animé d'une nouvelle attitude. J'ai hâte.»

Cela dit, le jeune Américain qui a amassé 27 et 31 points respectivement à ses deux premières saisons a rappelé qu'il a joué avec énormément de confiance à l'aile depuis ses débuts dans la LNH.

«Est-ce que je commencerai la saison au centre? Nous sommes le 18 septembre et c'est dur de prédire ce qui va arriver d'ici au premier match de la saison, le 8 octobre.»

Mais Galchenyuk trouve que c'est le moment approprié de vérifier s'il est mûr pour le poste.

«Je n'ai évident pas pu me familiariser avec les rudiments du jeu défensif liés à la position de centre depuis deux ans. J'essaie de les assimiler et j'estime que je suis dans la bonne voie.»

Galchenyuk ne veut visiblement pas brusquer les choses, ni froisser un vétéran. L'équipe mise déjà sur trois joueurs de centre établis en Tomas Plekanec, David Desharnais et Lars Eller.

«Je ne sais pas ce qui est préférable pour moi. Évoluer au centre, c'est bien différent dans la Ligue nationale que dans les rangs juniors.»

Estime-t-il qu'il peut être plus productif au centre qu'à l'aile?

«Je ne sais pas. Le temps le dira, a-t-il répondu, guidé par la prudence. Je jouerai à la position à laquelle on juge que je peux aider le plus l'équipe. On m'a réclamé au repêchage pour mes aptitudes à l'attaque. C'est ce que je veux apporter davantage à l'équipe cette saison, de l'attaque. Je veux me prouver que je peux passer à un niveau supérieur en étant plus productif.»

Eller convaincu

Un qui n'a aucun doute de la position à laquelle il veut jouer, c'est Lars Eller. Questionné à savoir s'il estime être un meilleur joueur de centre qu'un ailier, le Danois a simplement répondu: «Oui.»

Eller évolue au centre sur une base régulière depuis la saison dernière, et il accepterait très mal d'être délogé par Galchenyuk.

«Pour moi, la question à savoir si je suis un joueur de centre ne se pose plus. C'est clair dans mon esprit. C'est clair pour l'équipe. Ce n'est que vous (les journalistes) qui la ramenez sur le tapis.»

Amorçant le camp avec un contrat de 14 millions $ US pour quatre ans en poche, Eller a dit aborder la saison avec belle tranquilité d'esprit.

«C'est un très bon sentiment que d'avoir à se concentrer que sur le hockey», a-t-il résumé.

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