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Débat télévisé des chefs du Nouveau-Brunswick: Alward dit mériter une 2e chance

18/09/2014 02:22 EDT | Actualisé 18/11/2014 05:12 EST

FREDERICTON - Le premier ministre sortant du Nouveau-Brunswick, David Alward, admet qu'il n'a pas atteint tous les objectifs qu'il s'était fixés depuis les dernières élections il y a quatre ans, mais il considère que le Parti progressiste-conservateur mérite une seconde chance, lors du scrutin général de lundi prochain.

M. Alward considère que les conservateurs ont gouverné de manière responsable dans un contexte difficile et qu'ils en ont fait assez pour mériter un second mandat.

Les chefs libéral, néo-démocrate et conservateur s'affrontaient dans un débat télévisé, jeudi soir.

Ils ont notamment discuté de leur position face à la fracturation hydraulique pour récupérer les gaz de schiste. Le chef libéral, Brian Gallant, refuse d'écarter la possibilité de permettre cette pratique controversée durant un premier mandat.

M. Alward veut permettre à l'industrie de se lancer dans l'exploitation, puisqu'il s'agirait d'un élément important du futur économique de la province.

Quant au Nouveau Parti démocratique, il affirme que les compagnies qui voudraient développer le gaz de schiste devraient attendre deux ans, puis prouver qu'il n'y a pas de risque pour la santé et l'environnement. Il prône ensuite l'établissement d'un taux de redevances et d'un vote libre à l'Assemblée législative.

Le thème de l'économie s'est avéré le principal enjeu de la campagne électorale.

Le chef néo-démocrate, Dominic Cardy, a attaqué l'une des principales promesses de M. Gallant. Il a affirmé qu'il serait irresponsable pour la dette de la province de dépenser 900 millions $ sur six ans en infrastructures.

Plus tôt jeudi, le chef libéral avait soutenu que le premier ministre Alward avait été trop proche de son homologue Stephen Harper à Ottawa.

M. Gallant imputait à ces liens étroits la réforme de l'assurance-emploi adoptée par Ottawa, qui a fait mal aux Néo-Brunswickois, notamment aux travailleurs saisonniers.

Il a aussi accusé le premier ministre sortant de n'avoir pas pu récupérer d'Ottawa des compensations pour les dépassements de coûts dans la remise en état du réacteur nucléaire de Point Lepreau.

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