POLITIQUE

La Commission scolaire de Montréal opte pour des compressions moitié moindres que requises

18/09/2014 08:52 EDT | Actualisé 18/09/2014 08:53 EDT
Jamie Grill via Getty Images

La Commission scolaire de Montréal coupe la poire en deux et réalisera des compressions de 5,4 millions sur les 9 demandés par le ministère de l'Éducation.

Un reportage de Anne-Louise Despatie

Les commissaires de la CSDM ont trouvé des revenus pour préserver les services aux élèves, notamment en misant sur la vente éventuelle de terrains et d'immeubles excédentaires pour une valeur de 4 millions de dollars.

La CSDM va ainsi chercher un peu plus de la moitié des compressions exigées.

« On va être en déficit de 24 millions et nous avons un plan de redressement de 5 ans », constate Catherine Harel-Bourdon, la présidente de la CSDM. « On va travailler pour atteindre l'équilibre budgétaire », ajoute-t-elle.

De quoi soulager la commissaire de Rosemont-Sud, Marie Depelteau-Paquette, car les élèves sont épargnés. « En vendant des immeubles, on achète du temps. Mais vendre des immeubles, c'est un « one-shot-deal ».

Constat similaire chez les directeurs d'école qui souhaitent participer davantage à la recherche de solutions. « En ce moment, on a colmaté la brèche », estime la présidente de l'Association montréalaise des directions d'établissements scolaires, Hélène Bourdages. « Je me réjouis que ce soit le gros bon sens qui ait triomphé ».

On verra si ces efforts seront suffisants pour le cabinet du ministre de l'Éducation qui avait autorisé un budget déficitaire à la condition que la CSDM fasse des compressions de 9 millions de dollars.

Le Comité de parents de la CSDM a posé un geste symbolique en remettant 30 000 $ de son budget à la CSDM pour les services aux élèves. Les parents veulent ainsi appuyer la résistance des commissaires, « même si ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan », constate la présidente, Melanie Taillefer.

C'était la dernière séance de conseil des 21 commissaires, dont plusieurs ne souhaitent pas se représenter aux prochaines élections du 2 novembre. Les nouvelles règles auront réduit le nombre de commissaires scolaires de moitié. Ils ne seront plus que 12, dont le président, à être élus à la CSDM, au suffrage universel.

La Commissaire de Rosemont-Sud, qui tire sa révérence après 11 ans, croit encore que les Commissions scolaires sont les mieux placées pour gérer le réseau public, malgré les compressions qu'impose le gouvernement à répétition.

« C'est beaucoup plus facile de couper quand ce sont d'autres qui doivent trouver. C'est surtout beaucoup plus facile de se libérer de la décision quand ce sont d'autres qui sont en première ligne », conclut Marie Depelteau-Paquette.

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