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N-B: la nouvelle carte électorale sème la confusion chez certains électeurs

17/09/2014 02:14 EDT | Actualisé 17/11/2014 05:12 EST

FREDERICTON - Les chefs de partis au Nouveau-Brunswick soutiennent que la nouvelle carte électorale sème la confusion, plusieurs citoyens se demandant encore où ils iront voter lundi — et certains candidats n'étant toujours pas sûrs de sonner aux bonnes portes...

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Dominic Cardy, a ainsi indiqué que dans certaines circonscriptions aux contours redécoupés, les associations locales ne s'y retrouvaient pas toujours, surtout dans les comtés très vastes. Par exemple, dans Gagetown-Petitcodiac, le député pourrait avoir son bureau tout près de Fredericton mais à une heure et demie de route de certains de ses électeurs, raconte M. Cardy.

Une commission mandatée par l'Assemblée législative a déposé la nouvelle carte électorale en avril 2013. La révision faisait passer le nombre de comtés de 55 à 49, et revoyait par le fait même les contours des circonscriptions pour rééquilibrer le nombre d'électeurs dans chacune. La commission doit revoir cette carte électorale tous les 10 ans.

Le chef du Parti vert, David Coon, affirme qu'il a croisé des électeurs encore confus dans Fredericton-Sud, particulièrement aux pourtours de la circonscription, près des nouvelles limites — qui sont parfois fixées au milieu d'une artère principale.

Ainsi, à certains carrefours traversés par une limite de circonscription, l'automobiliste arrêté à un feu rouge peut apercevoir dans son champ de vision des affiches électorales de deux comtés limitrophes.

Certains électeurs ont aussi reçu dans leur boîte aux lettres des dépliants de trois candidats du même parti. Ce dont les formations politiques pourraient bien se passer, admet le chef libéral, Brian Gallant.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, David Alward, est conscient que certains citoyens peuvent être confus, et il leur suggère de consulter le site internet d'Élections Nouveau-Brunswick pour bien s'y retrouver. Le premier ministre sortant estime toutefois que la réduction du nombre de circonscriptions s'imposait. «Il y avait trop de députés (...) Il fallait faire un geste responsable», a-t-il indiqué.

Le directeur général des élections du Nouveau-Brunswick, Michael Quinn, a rappelé qu'il faut laisser le temps au temps, et qu'après un premier scrutin, la plupart des électeurs auront adopté les révisions. Il rappelle aussi que les citoyens ont reçu par la poste un carton de l'électeur, qui précise clairement la circonscription, les candidats en lice et l'endroit où aller voter.

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