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États-Unis: Le président Obama répète qu'il n'enverra pas de soldats au combat en Irak

17/09/2014 06:06 EDT | Actualisé 17/11/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
President Barack Obama addresses the nation from the Cross Hall in the White House in Washington, Wednesday, Sept. 10, 2014. Obama is committing the United States to a broad military campaign to root out militants in two volatile Middle East nations, authorizing airstrikes in both Syria and Iraq that could last well after his presidency. (AP Photo/Saul Loeb, Pool)

TAMPA, États-Unis - Le président des États-Unis a répété qu'il n'enverrait pas de troupes terrestres en Irak, malgré les doutes sur la capacité des armées locales à combattre les extrémistes de l'État islamique (ÉI).

«L'armée américaine n'a pas et n'aura pas de mission de combat», a martelé le président mercredi lors d'une visite à la base aérienne de MacDill, en Floride.

Le président répondait aux déclarations du chef d'état-major de l'armée américaine, le général Martin Dempsey, qui avait suggéré mardi qu'une intervention militaire sur le terrain serait peut-être nécessaire à un certain point.

Les soldats américains «appuieront les forces terrestres irakiennes qui combattent pour leur pays contre ces terroristes», a indiqué M. Obama.

Il a promis qu'il ne demanderait pas aux soldats américains de se livrer à d'autres combats terrestres en Irak.

Selon lui, les États-Unis jouent un rôle important dans les opérations militaires, mais ces efforts doivent être déployés avec l'aide de la communauté internationale et des troupes locales.

«Nos forces armées sont inégalées et uniques. Alors quand nous avons un problème important quelque part dans le monde, cela repose sur nos épaules. Parfois, c'est difficile. Mais c'est ce qui nous différencie en tant qu'Américains», a-t-il affirmé.

Le général Dempsey a informé les journalistes qui l'accompagnaient à Paris, mardi, que la moitié de l'armée irakienne ne serait pas capable de repousser les extrémistes de l'ÉI. L'autre moitié des soldats aurait grandement besoin de formation et d'équipement, a-t-il ajouté.

Devant les sénateurs, mardi, il avait évoqué la possibilité de recommander au président de dépêcher des soldats américains au sol pour aider l'armée irakienne et les combattants kurdes dans le nord de l'Irak.

Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé la proposition du président Obama pour que l'armée américaine forme et arme les rebelles syriens.

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