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Écosse: la fébrilité augmente à 24 heures du vote

17/09/2014 07:57 EDT | Actualisé 17/11/2014 05:12 EST

ÉDIMBOURG, Royaume-Uni - La fébrilité augmente en Écosse, à seulement 24 heures de la tenue d'un référendum sur l'indépendance.

Les partisans de la séparation croient que la victoire est à leur portée, mais se demandent si leur soudaine poussée dans les sondages suffira.

De l'autre côté, ceux qui désirent demeurer au sein du Royaume-Uni craignent la disparition prochaine du pays.

La campagne s'est déroulée de manière pacifique, mais musclée.

Plusieurs politiciens ont prononcé mercredi un dernier discours, faisant campagne pour un camp ou pour l'autre, ce qui met de plus en plus en lumière l'importance de la décision à prendre.

Le leader de la campagne anti-indépendance «Better Together» (Mieux ensemble), Alistair Darling, estime que les électeurs qui vacillent encore «devraient certainement voter 'Non'. Si nous votons pour sortir (du Royaume-Uni), on ne ne pourra pas revenir en arrière».

De son côté, le président de la campagne «Yes Scotland», Dennis Canavan, lançait aux électeurs, «Allons-y!».

Face à cette incertitude, même le très opiniâtre Rupert Murdoch ne prend pas fermement position.

Le baron de la presse, dont les publications ont longtemps été vues comme une puissance sur la scène politique britannique, s'est rendu en Écosse la semaine dernière et a diffusé une série de gazouillis qui semblaient favorables à l'indépendance.

Mais mercredi, son tabloïd écossais a refusé d'endosser le «Oui» ou le «Non», publiant plutôt des éditoriaux par des représentants des deux camps et lançant aux Écossais: «Le Scottish Sun croit que vous ferez le bon choix».

Un vote pour le «Oui» déclencherait des mois de négociations avec Londres concernant les détails de l'indépendance, qui entrerait en vigueur le 24 mars 2016, l'anniversaire de l'entrée — en 1707 — de l'Écosse au sein du Royaume-Uni.

À Édimbourg, un sondage sucré mais très populaire anticipe une victoire du «Non».

Depuis 200 jours, la boulangerie Cuckoo offre des petits gateaux ornés du drapeau écossais, du drapeau britannique ou d'un point d'interrogation. La boulangerie a fait savoir, mercredi, que 47,7 pour cent de ses clients ont voté «Non», contre 43,5 pour cent pour le «Oui» et 8,8 pour cent d'indécis.

La propriétaire Vidya Sarjoo a révélé que la proportion d'indécis a chuté au fil du temps. Elle a ensuite assuré que tous les gateaux ont le même goût, et qu'ils sont tous délicieux.

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