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Scherbak fera partie des 65 joueurs qui participeront au camp du Canadien

16/09/2014 01:43 EDT | Actualisé 16/11/2014 05:12 EST

BROSSARD, Qc - Le premier choix du Canadien au dernier repêchage de la LNH, Nikita Scherbak, a fait suffisamment bonne impression à son premier match du camp des recrues du Canadien, mardi, pour mériter son laissez-passer pour le camp offciel de l'équipe.

Scherbak, un attaquant de 19 ans qui a porté l'uniforme des Blades de Saskatoon dans la Ligue de l'Ouest (WHL) l'an dernier, a démontré de belles accélérations et une belle vision de jeu lors du dernier match du camp des recrues. Il avait raté les trois premiers affrontements en raison d'une grippe.

Le Russe fait partie des 64 joueurs qui participeront au camp officiel du Canadien qui se mettra en branle à compter de jeudi, avec les examens médicaux et les évaluations physiques. Les premiers coups de patins seront donnés dès vendredi, à Brossard.

Interrogé après la rencontre qui s'est terminée 5-0 en faveur de son club, les Blancs, Scherbak semblait fort confiant de participer à son premier camp officiel du Tricolore.

«C'est mon rêve, vous savez. (...) Je suis excité d'être ici au camp des recrues, a dit Scherbak. J'étais en train de me préparer pour le camp du Canadien à Saskatoon lorsque j'ai ressenti les premiers symptômes de la grippe. Ç'a duré trois jours, mais là je suis heureux d'être ici.»

L'ailier droit de six pieds un pouce, 175 livres a reconnu que les derniers jours avaient été frustrants. Il a toutefois indiqué qu'il avait traversé tout un processus — il était limité au vélo stationnaire — pour parvenir à ses fins et participer au dernier match du camp des recrues.

«Je ne pouvais rien faire, sauf marcher aux alentours. Je ne me sentais vraiment pas bien. C'était frustrant, a-t-il mentionné. Lorsque j'ai sauté sur la patinoire aujourd'hui, j'avais le nez bouché et un léger mal de gorge, ce qui fait que j'avais vraiment de la difficulté à respirer après les 20 premières secondes d'une présence. Mais ça allait mieux au fur et à mesure que le match avançait.»

Avec le franc-parler typique des joueurs recrues qui ne sont pas habitués à l'attention médiatique montréalaise, Scherbak a montré une facette de sa personnalité en y allant d'une pointe d'humour étrangement similaire à celui d'Andrei Markov. Scherbak a fait rire la galerie lorsqu'on lui a demandé quels étaient ses objectifs pour le «gros» camp et qu'il a rétorqué, impassible, «montrer comment je peux jouer».

Outre Scherbak, il faudra notamment surveiller Sven Andrighetto, Jacob De La Rose, Michael McCarron, Christian Thomas, Tim Bozon et Jiri Sekac, qui ont tous obtenu leur billet pour le camp officiel.

Imama et Nevins en viennent aux poings

D'autre part, ce dernier match a été marqué par le premier combat du camp des recrues entre Jack Nevins et Bokondji Imama. Les deux hommes, qui se sont affrontés régulièrement dans la LHJMQ, en sont venus aux poings dans les derniers instants de la deuxième période, après une mise en échec par derrière de Nevins sur Imama.

«Ce n'était pas dans mes intentions de me battre quand je me suis présenté au camp, mais c'est sûr que dans le feu de l'action c'est difficile de se contenir, a expliqué Imama, qui joue pour le Drakkar de Baie-Comeau. Nevins et moi, nous sommes deux gars qui avons beaucoup de caractère et nous ne nous laissons pas marcher sur les pieds. Ç'a donc donné ça.»

Les joueurs avaient pourtant reçu la consigne de ne pas se battre durant le camp, mais ils ont passé outre. Nevins, qui a porté les couleurs des Islanders de Charlottetown et des Huskies de Rouyn-Noranda avant de se joindre aux Bulldogs de Hamilton l'an dernier, a été prompt à enlever son casque protecteur, un geste qui est pourtant interdit dans le circuit Bettman. Imama l'a imité quelques secondes plus tard.

«Je voulais garder mon casque, parce qu'il m'avait plaqué par derrière et que j'étais un peu ébranlé, a expliqué le Montréalais d'origine congolaise. Tu as beau être fort physiquement, il faut quand même savoir se protéger. Mais il n'y a pas de rancune entre nous deux. On s'est fait un petit sourire en quittant la patinoire.»

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