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Référendum en Écosse: le oui l'emporte chez les parieurs

16/09/2014 05:46 EDT | Actualisé 16/09/2014 05:50 EDT
ASSOCIATED PRESS
In this Monday, Sept. 8, 2014, file photo Yes Signs are displayed in Eyemouth, Scotland. If Scottish voters this week say Yes to independence, not only will they tear up the map of Great Britain, they'll shake the twin pillars of Western Europe's postwar prosperity and security, the European Union and the U.S. led NATO defense alliance. (AP Photo/Scott Heppell, File)

Dans le référendum sur l'indépendance écossaise, le oui l'emporte dans le coeur des parieurs mais c'est le non qui a la cote, selon les bookmakers qui escomptent une mise record pour des gains médiocres.

A deux jours du vote, la société de paris en ligne William Hill explique avoir baissé la cote du oui dimanche de 3/1 à 11/4, après une salve de sondages plutôt en faveur du non.

Le non reste en tête chez elle, avec une cote passée de 2/9 à 1/4.

La société de jeux et paris Ladbrokes offre elle 1/4 pour le non et 3/1 pour un oui.

"Je suis pour le oui. C'est un bon investissement quoi qu'il arrive", juge Jamie Anderson, alors qu'il s'apprête à parier quelques billets sur l'indépendance.

Selon Ladbrokes, 90% des paris pris au cours des trois dernières semaines en Ecosse l'étaient sur le oui et 58% dans l'ensemble de la Grande-Bretagne.

Pour comprendre cette dichotomie avec les sondages qui donnent les deux votes au coude-à-coude, avec un avantage pour le non, son porte-parole Alex Donohue explique les Ecossais parient ce qu'ils souhaitent voir arriver au fond d'eux.

"Les gens aiment parier avec le coeur", ajoute-t-il.

Tous les parieurs ne misent toutefois pas sur la victoire des partisans de l'indépendance. "Je vais voter pour le non et parier aussi dessus", dit Eddie Thomson, qui travaille dans le bâtiment, devant une société de paris d'Edimbourg.

Les vitrines des boutiques de jeux restent dominées par le football. Les écrans de télévision à l'intérieur retransmettent eux des course de chevaux, le sport favori du leader des indépendantistes Alex Salmond. Et non pas les dernières apparitions de ce dernier ou de son contradicteur principal, l'ancien ministre britannique des Finances Alistair Darling.

L'intérêt des parieurs pour le référendum est très important, surtout depuis que les intentions de vote pour le oui ont grimpé pour se rapprocher du non, et parfois même le dépasser.

- 'Cotes pas terribles' -

"Nous attendions évidemment un gros intérêt mais avec plus de 2 millions (de livres) de chiffre d'affaires - soit l'équivalent des dernières élections générales et des élections présidentielles américaines réunies - cela en fait un événement politique sans précédent du point de vue des paris", explique le porte-parole de William Hill, Graham Sharpe.

Le pari individuel le plus élevé jusqu'ici s'élève à 800.000 livres, sur le non, chez William Hill à Londres. Le parieur gagnera 973.00 livres si l'Ecosse rejette l'indépendance.

Outre le résultat du vote, Ladbrokes propose de parier sur le départ de Salmond dans les 48 heures suivant le vote, à 5/1.

Il donne aussi 4/1 sur le remplacement du Premier ministre britannique, David Cameron, cette année tandis que William Hill offre 6/1 sur son départ avant la tenue des élections générales en mai l'année prochaine.

"Cela s'achemine vers l'événement politique le plus important en termes de paris de l'histoire, avec environ 50 millions de livres de mises dans toute l'industrie", déclare Alex Donohue, de Ladbrokes.

Pour certains toutefois, le pactole n'est pas assez élevé pour valoir la peine. "Le gain pour un non n'est pas extraordinaire. Je ne parierai pas", explique James Wilson, qui travaille chez un prestataire de services.

Son partenaire de jeu, George Hancock, favorable au non, ne veut pas non plus tenter sa chance. "Je ne parie pas sur ça. Je suis déjà assez mauvais en courses. C'est trop proche, les cotes ne sont pas terribles"

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