POLITIQUE

Québec: une session parlementaire sous le signe de l'austérité (VIDÉO)

16/09/2014 11:09 EDT | Actualisé 16/09/2014 11:09 EDT

La rentrée parlementaire s'annonce animée à Québec cet après-midi, alors que le gouvernement de Philippe Couillard entend procéder à des réductions de programmes afin d'assainir les finances publiques.

Les universités, les commissions scolaires, les garderies et les congés parentaux se retrouvent dans la ligne de mire du gouvernement pendant que les oppositions déplorent les coupes dans les programmes sociaux québécois.

Plusieurs rumeurs ont circulé au cours des dernières semaines, mais le gouvernement maintient qu'aucune décision n'a encore été prise et que tout demeure sur la table. Le gouvernement ajoute également qu'aucun poste budgétaire n'est à l'abri de compressions.

Québec devra naviguer à vue dans les eaux troubles de l'austérité budgétaire en prenant garde à ne pas s'aliéner l'opinion publique. Le gouvernement peut compter sur l'appui de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans sa volonté d'assainir les finances publiques, tandis que son programme reçoit l'assentiment partiel du Parti québécois (PQ).

La solution de QS

Sur le chemin de l'austérité, il rencontrera toutefois Québec solidaire (QS) qui s'oppose aux compressions dans les programmes sociaux. La porte-parole parlementaire de QS, Françoise David, a déjà signifié son opposition aux réductions budgétaires préconisées par le gouvernement libéral. Elle déplore que plusieurs mesures touchent des femmes.

« Beaucoup des mesures qui coulent, parce que je pense que ce sont des ballons d'essai, touchent au premier chef, des femmes, a déclaré Mme David sur les ondes de RDI. Dès qu'on touche à la santé, on touche aux femmes. Dès qu'on touche à l'éducation, aux services de garde, aux congés parentaux... Moi, je m'attends, d'ici quelques mois, à ce qu'il y ait pas mal de femmes en colère au Québec. »

« La bataille de Québec solidaire va être une bataille contre l'austérité. »

— Françoise David

QS tentera d'éveiller la conscience des Québécois sur les compressions dans les programmes sociaux. « On va vraiment essayer de dire à la population d'arrêter de croire que c'est la recette magique pour équilibrer les finances de l'État, poursuit-elle. Elle estime qu'une plus grande imposition des banques, des compagnies d'assurance, des très grandes entreprises et des contribuables à revenus très élevés aurait des résultats plus probants.

« Là, il y en a des milliards, explique-t-elle. Et beaucoup de milliards. Ce n'est pas toujours en s'en prenant aux familles, aux travailleurs, à la classe moyenne, aux gens les plus pauvres. Ça, c'est aberrant, ça a démontré sa faillite en Europe. Il faut arrêter le massacre. »

Pendant que l'assainissement des finances publiques est sur toutes les lèvres à Québec, plusieurs s'inquiètent de la stagnation qui guette l'économie de la province. Certains estiment qu'un régime de compressions combiné à la stagnation économique plonge l'économie vers la récession.

Outre l'austérité budgétaire, les négociations avec les fédérations de médecins - dans le but d'étaler les hausses salariales qui leur ont été consenties - et les tractations entourant le projet de loi 3 risquent également de pimenter la session parlementaire. La course à la direction du Parti québécois viendra aussi alimenter l'actualité politique.

Avec les informations de Michel Pepin et Hugo Lavallée

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