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Plus de six millions de jeunes enfants morts de causes évitables en 2013

16/09/2014 12:26 EDT | Actualisé 16/11/2014 05:12 EST

WASHINGTON - Les enfants du monde survivent de plus en plus à leur cinquième anniversaire, mais 6,3 millions d'entre eux sont tout de même morts en 2013 de causes évitables, estime le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un rapport.

Bien que leur taux de mortalité ait été réduit de moitié depuis 1990, nous sommes encore loin de l'objectif de le diminuer des deux tiers d'ici à l'année prochaine, selon l'étude de l'organisme rendue publique mardi.

Près de 17 000 enfants perdent la vie chaque jour, avance l'Unicef.

L'Inde et le Nigeria, avec leurs populations imposantes, cumulent ensemble plus du tiers de tous les enfants morts. Le taux de mortalité le plus élevé se retrouve toutefois en Angola, où on dénombre 167 morts pour 1000 naissances. La région la plus meurtrière est l'Afrique subsaharienne, avec 92 morts pour 1000 naissances. En compaison, aux États-Unis, pour le même nombre de naissances, ce taux s'élève à seulement sept morts.

Or, le statut économique ne devrait pas empêcher certains pays de faire des progrès, croient les chercheurs, étant donné que toutes les régions ont amélioré leur bilan depuis 1990. Le Malawi, le Bangladesh, le Libéria et la Tanzanie, notamment, ont diminué leurs nombre de morts.

La pneumonie, la diarrhée et la malaria sont responsables du tiers des morts chez le enfants de moins de cinq ans. La diarrhée et la malaria sont très répandues puisqu'elles sont facilement transmissibles. Toutefois, ces maladies peuvent être traitées avec des antibiotiques relativement peu dispendieux.

«C'est très, très facile d'éviter que ces maladies tuent des enfants (...) Un antibiotique coûte 10 à 20 sous et ça sauve leur vie, essentiellement», a indiqué docteur Mickey Chopra, le directeur de la Santé à l'Unicef.

Les nouveaux-nés représentent à eux-seuls 44 pour cent des morts. «Nous faisons des progrès tellement plus rapidement avec les enfants plus vieux», a noté le docteur Chopra. Des nouveaux vaccins pour prévenir contre la diarrhée et la pneumonie pourraient être développés pour aider les enfants âgés de moins d'un mois.

En plus de l'augmentation du nombre de vaccins et de travailleurs de la santé, les pays les plus pauvres réussissent à faire des progrès importants en mettant en place des stratégies adaptées à chaque environnement, selon le rapport. Par exemple, au Népal, des milliers de professionnels de la santé se rendent dans les maisons pour donner des vaccins et des informations aux familles.

L'éducation des jeunes filles et la participation des femmes en politique et dans le milieu du travail peut aussi aider à régler le problème, selon Shyama Kuruvilla, de l'Organisation mondiale de la Santé.

«Elles peuvent se trouver un emploi et recevoir un salaire pour assurer leur santé et celle de leur famille», a-t-elle expliqué. Selon l'Unicef, le taux de mortalité est plus bas lorsque les femmes sont plus scolarisées.

Tant les programmes en santé que les programmes sociaux sont importants, a conclu le docteur Chopra.

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