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Les États-Unis viseront les «sanctuaires» de l'EI en Syrie

16/09/2014 07:10 EDT | Actualisé 16/09/2014 07:10 EDT
AP

Les Etats-Unis veulent viser les "sanctuaires" du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, mais ils n'enverront pas de soldats au combat en Irak, a insisté la Maison Blanche pour tempérer les propos d'un général qui avait évoqué mardi cette hypothèse.

Selon le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, le Pentagone n'exclut plus d'envoyer certains de ses conseillers militaires au combat pour épauler l'armée irakienne dans son offensive contre les jihadistes.

"Si nous en arrivons au point où j'estime que nos conseillers doivent accompagner les troupes irakiennes dans leur offensive contre des cibles de l'Etat islamique, c'est ce que je recommanderai au président", a-t-il déclaré lors d'une audition au Sénat.

Pour autant les missions de ces conseillers, qui devraient représenter à terme 600 hommes, se feraient "au cas par cas", a-t-il ajouté.

Mais la Maison Blanche s'est empressée de tempérer ces déclarations. Pour Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama, M. Dempsey "se basait sur un scénario hypothétique (...) dans lequel il formulerait une recommandation tactique au président concernant l'usage de troupes au sol".

Et de marteler que le déploiement de soldats américains au combat n'était pas à l'ordre du jour.

Chose assez inhabituelle, le porte-parole de M. Dempsey, le colonel Ed Thomas, est lui aussi revenu sur les propos du général plus tard dans la journée. Le chef d'état-major interarmées "ne pense pas qu'il y ait un besoin militaire (qui justifie) que nos conseillers accompagnent au combat les soldats irakiens". La discussion portait sur "la manière dont nos forces conseillent les Irakiens (...) et pas sur l'utilisation d'unités américaines de combat au sol", a souligné M. Thomas.

En ce qui concerne la Syrie, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a annoncé que la campagne aérienne viserait "les sanctuaires de l'Etat islamique", soit "ses centres de commandement, ses capacités logistiques et ses infrastructures".

Cette campagne "sera acharnée et longue", a renchéri le général Dempsey.

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L'État islamique en 7 points