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L'eau stagnante inquiète au Cachemire après des inondations dévastatrices

16/09/2014 09:23 EDT | Actualisé 16/11/2014 05:12 EST

SRINAGAR, Inde - Les cas de diarrhée, d'irritation de la peau et d'infections fongiques se multiplient au Cachemire, deux semaines après que de gigantesques inondations aient dévasté la région.

Les travailleurs de la santé espèrent que l'eau stagnante ne donnera maintenant pas naissance à des épidémies de maladies encore plus graves.

D'innombrables carcasses de bétail gonflées flottent à travers la région himalayenne. Plusieurs résidants doivent rationner l'eau embouteillée distribuée par les travailleurs humanitaires, après avoir été prévenus d'éviter les eaux de crue.

Un médecin du groupe Americares a prévenu que les risques de choléra, de jaunisse et de leptospirose sont élevés, et que la région a surtout besoin d'eau potable.

L'ampleur de la catastrophe a estomaqué l'Inde, où les quotidiens continuent de publier en première page des photos qui témoignent de la dévastation. La plupart des hôpitaux ont été inondés et leurs équipements détruits. Dans de telles conditions, un médecin de la région a prévenu que n'importe quelle maladie peut se révéler catastrophique.

Au Cachemire indien, plus de 200 personnes ont été tuées et 287 000 autres évacuées. Au Pakistan, où 3000 villages ont été touchés au Punjab et au Cachemire, au moins 328 personnes ont perdu la vie et plus de 500 000 autres ont été secourues.

De nouvelles inondations survenues pendant la nuit ont touché de nouveaux villages dans l'est du Punjab, et l'eau se déplace maintenant vers le Sindh, dans le sud du Pakistan.

Les médecins pakistanais ont déjà traité plus de 120 000 personnes dans les régions touchées, mais les sinistrés se plaignent de la lenteur des opérations de secours. La télévision pakistanaise a diffusé mardi des images de policiers utilisant des matraques pour repousser des centaines de personnes qui attaquaient des camions d'aide dans le district de Jhang, au Punjab.

L'Inde a envoyé des travailleurs de la santé, des pompes, des filtres à eau, des comprimés pour purifier l'eau et 30 génératrices vers des camps de secours et des hôpitaux de campagne. Six camps médicaux et 80 équipes médicales ont déjà soigné plus de 53 000 personnes, selon l'armée, qui compte 30 000 soldats au sol. Des travailleurs humanitaires ont aidé des milliers d'autres personnes.

Les médecins se réjouissent toutefois que l'air plus frais, en altitude, puisse freiner la propagation des maladies.

Au moins 80 pour cent de Srinagar, la plus importante ville de la région, se trouvait toujours sous trois ou quatre mètres d'eau, mardi. Le service cellulaire a été rétabli au cours des derniers jours et le gouvernement indien a mis en place, mardi, une ligne d'urgence pour signaler les disparus.

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