POLITIQUE

Direction du Parti québécois : Sylvain Gaudreault ne sera pas de la course

16/09/2014 10:14 EDT | Actualisé 16/09/2014 10:16 EDT
PC

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, confirme dans une lettre ouverte qu'il ne sera pas candidat à la direction du Parti québécois.

Sylvain Gaudreault juge qu'il y a trop de candidats dans la course, soit le tiers du caucus, ce qui le pousse à ne pas se présenter.

Le député de Jonquière craint la répétition de 2005, alors qu'André Boisclair l'avait emporté devant huit candidats, dont Pauline Marois.

Il dit être en politique pour accompagner les citoyens dans leurs projets et faire avancer le Québec. « Je constate malheureusement que la course à la direction, telle que partie avec ses sempiternels débats sur la mécanique et la couleur de la margarine souverainiste, ne me permettra pas de vivre cet engagement », ajoute-t-il.

« Je veux continuer de tenter de répondre le plus possible aux préoccupations légitimes et actuelles des Québécois tout en illustrant de façon concrète les avantages de la souveraineté du Québec. »

— Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

D'autre part, Sylvain Gaudreault affirme que la souveraineté n'est pas une priorité. Selon lui, le Parti québécois doit se redéfinir en fonction de gouverner, et non pour promouvoir l'option souverainiste.

« Le peuple nous regarde, mais ne nous écoute plus, écrit M. Gaudreault. Tout le monde sait bien que le PQ veut faire un pays! Mais nous n'y arriverons pas sans d'abord redevenir l'alternative au gouvernement libéral. Pour ce faire, la course à la direction doit impérativement prendre racine dans les préoccupations des Québécois. En ce moment, ceux-ci sont bien loin du débat sur le meilleur moment de tenir le prochain référendum! »

Le député de Jonquière conclut en disant que son engagement politique le pousse à se brancher les deux pieds sur terre, notamment avec ceux qui l'ont élu.

Déception

Le coordonnateur régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, est déçu d'apprendre que le député de Jonquière se retire de la course à la direction du Parti québécois.

S'il se range derrière les arguments de Sylvain Gaudreault, Jean-Marc Crevier croit toujours qu'il aurait fait un excellent chef.

« J'aurais aimé qu'il poursuive pour essayer d'être à la tête de ce parti-là parce qu'à l'heure actuelle, toutes les fois que le Parti québécois est dans la course pour essayer de se trouver un ou une chef, on dirait que tout est oublié. À l'heure actuelle, ils ne jouent pas leur rôle d'opposition officielle. On n'entend pas parler des vraies affaires », mentionne M. Crevier.

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