NOUVELLES

Devant des «menaces voilées», Barrette menace de sévir conter les spécialistes

16/09/2014 01:57 EDT | Actualisé 16/11/2014 05:12 EST

QUÉBEC - Devant ce qu'il décrit comme des «menaces voilées» et la «rigidité» des médecins spécialistes, le ministre de la Santé Gaétan Barrette pourrait leur réserver l'exclusivité d'une loi spéciale.

M. Barrette a fait une sortie contre l'attitude de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), mardi, dans le cadre des négociations pour l'étalement de leur hausse salariale.

Le ministre de la Santé a affirmé que, lors d'une rencontre mardi, les représentants de la FMSQ l'ont mis en garde contre les répercussions d'une loi spéciale qui les forcerait à accepter les conditions du gouvernement.

Selon M. Barrette, les médecins spécialistes n'ont fait aucune contre-proposition, lundi, contrairement aux représentants de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Les négociations sont entrées dans une phase plus intensives depuis que M. Barrette a décrété un «blitz».

Le ministre avait d'ailleurs exigé que les deux fédérations lui soumettent une contre-proposition vendredi dernier.

«Ils ont une attitude qui est cordiale malgré tout mais qui est dogmatique sur les principes, a-t-il dit. Je le répète: 1,2 milliard $ à être retourné dans le premier mandat, si on faisait ça pour les deux fédérations, les deux doivent être traitées équitablement, ça remet le Québec dans un déficit budgétaire de l'ordre de 1 milliard $. Je ne sais pas de combien de manières il faut le dire, mais ce n'est pas possible. Manifestement le message ne passe pas.»

M. Barrette a affirmé que la FMSQ n'avait pas détaillé quelles pourraient être les conséquences auxquelles le gouvernement s'exposerait avec une loi spéciale.

«Il n'y a pas eu de menaces comme telle, il y a eu des menaces voilées en nous disant: 'voici, s'il y a une loi spéciale, vous verrez bien comment ça va aller dans les quatre prochaines années'. Verbatim.»

M. Barrette a invité les médecins spécialistes à lui soumettre une offre mardi ou mercredi et il n'a pas écarté la possibilité de légiférer contre eux seulement.

«Ce deux organisations qui sont séparées et actuellement la fédération qui a une approche constructive c'est la FMOQ, a-t-il dit. La FMSQ joue la carte de la rigidité et on nous dit comme ça: 'amenez-là votre loi spéciale et vous verrez bien les quatre prochaines années'.»

Selon M. Barrette, les discussions pourraient se régler dans quelques jours avec un peu de bonne volonté.

«Nous sommes rendus à un point où nous n'avons plus à nous rencontrer comme tel, a-t-il dit. Je pense qu'on peut s'échanger des fichiers parce que là, on a fait le tour du sujet c'est une question de chiffres. Alors je leur ai très clairement dit que j'étais disposé aujourd'hui à recevoir une vraie proposition complète à laquelle je répondrai. On peut s'échanger ça, ça peut aller très vite. Cette situation peut se régler dans les prochains jours des deux côtés.»

PLUS:pc