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Des batailles surviennent sur plusieurs fronts en Syrie

16/09/2014 04:29 EDT | Actualisé 16/11/2014 05:12 EST

BEYROUTH - Au moins huit personnes sont mortes après l'écrasement d'un avion militaire syrien dans la capitale de l'État islamique (EI), à Racca, peu de temps avant le début des tirs aériens des États-Unis.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a avancé que l'appareil avait été touché par un tir antiaérien, alors qu'un militant a parlé d'un problème technique.

Selon des activistes de la ville, l'avion aurait touché des résidences, tuant sur le coup deux familles.

Un site Internet de militants a présenté des photos du présumé écrasement, mentionnant qu'il s'agissait d'un avion syrien détruit par les tirs de l'EI.

À Damas, les rebelles sont sortis des égouts à l'aube pour attaquer les troupes gouvernementales, l'une des rares tentatives pour prendre la capitale sous le contrôle du président Bachar el-Assad, selon des activistes.

Par ailleurs, environ 18 soldats ont été tués à Midan, dans le sud du pays, lorsque deux groupes de rebelles sont sortis des tunnels pour attaquer un poste de contrôle gouvernemental, selon Rami Abdurrahman, de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

La bataille aurait duré quatre heures, selon un militant de Damas. D'autres combats entre les rebelles et les troupes du gouvernement ont eu lieu à l'ouest de la capitale, faisant plusieurs morts.

Depuis le début du conflit en 2011, plus de 190 000 personnes auraient laissé leur vie. L'EI contrôle maintenant un territoire du nord de la Syrie au nord de l'Irak.

Intervention des Américains

Les États-Unis, qui avaient commencé à mener des tirs aériens contre l'EI en Irak, se préparent à étendre leur opération jusqu'à la Syrie.

Il n'est pas possible de savoir si les militants de l'EI pourront repousser les tirs des Américains avec la technologie dont ils disposent.

Quant au gouvernement syrien, il a recommencé à attaquer les rebelles; au moins sept tirs sont survenus sur leur territoire mardi.

Cette violence a forcé plusieurs résidents à plier bagage pour se diriger dans des villes environnantes, selon un résident.

Des dizaines de civils ont péri à Racca sous les tirs. Un résident craint que les tirs américains soient encore plus destructeurs.

El-Assad pointé du doigt

Bien qu'une coalition internationale se forme actuellement pour combattre ses ennemis, le président syrien Bachar el-Assad a commis lui-même plusieurs atrocités, selon une commission sur les droits de l'homme de l'ONU.

Les troupes gouvernementales auraient causé plus de morts que les militants de l'État islamique, selon le président de la commission, le diplomate brésilien Paulo Sergio Pinheiro.

Les extrémistes de l'EI ne sont pas «les seuls responsables des morts et de la destruction en Syrie», a-t-il rappelé.

Un diplomate syrien a parlé d'une commission «politisée», lui reprochant son «manque de professionnalisme».

M. Pinheiro a en outre déploré l'inaction de la communauté internationale jusqu'à aujourd'hui. «Nous avons fait face à l'inaction», a-t-il regretté.

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