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«Libération»: la direction du journal veut supprimer 93 postes

15/09/2014 07:23 EDT | Actualisé 15/09/2014 07:58 EDT
ASSOCIATED PRESS
A Liberation journalist is seen at work in an empty editorial office, as employees of the French left-wing daily newspaper are gathered for a meeting with union representatives, following the proposition by new chief executive Laurent Joffrin of a plan to rescue the ailing daily, Paris, Tuesday, Nov. 28, 2006. About 76 employees should be laid off according to this plan. (AP Photo/Remy de la Mauviniere)

La direction du quotidien français de gauche Libération a annoncé lundi aux salariés son intention de supprimer 93 postes dans le journal sur un effectif de 250 personnes dont 180 journalistes.

Cette réduction d'effectifs massive, la plus importante jamais envisagée dans le journal, doit aboutir à une rédaction unifiée entre papier et web de 130 journalistes, a précisé dans un communiqué le directeur de publication, Laurent Joffrin.

Ce qui laisse entendre qu'une cinquantaine de postes seront supprimés dans la rédaction. Une clause de cession -- plan de départ volontaire--- est déjà ouverte dans le journal depuis le 1er août, mais jusqu'ici seule une douzaine de personnes se sont portées volontaires.

"La crise de la presse, qui frappe cruellement les quotidiens, nous oblige à adapter nos effectifs (93 suppressions de postes envisagées), comme le font beaucoup de journaux en France et dans le monde", indique Laurent Joffrin.

Il a annoncé quatre projets pour Libération: renouvellement du site Liberation.fr avec une rédaction unifiée papier et web de 130 journalistes, qui travailleront sur tous les supports; diffusion en ligne de tous les contenus de Libération, en mode payant; "profond renouvellement" du quotidien papier avec une nouvelle formule au premier semestre 2015; "activités nouvelles" en relançant les forums, en lançant des suppléments et en transformant le mensuel Next.

"Cette réduction doit nous conduire à une exploitation bénéficiaire à la fin de 2015. L'indépendance du journal est à ce prix", ajoute-t-il.

Au bord de la faillite, le quotidien fondé sous l'égide de Jean-Paul Sartre en 1973 a vu sa diffusion payée passer de 174.000 exemplaires en 2001 à 101.000 en 2013. Il a été renfloué fin juillet à hauteur de 18 millions d'euros, apportés principalement par le milliardaire Patrick Drahi, patron du groupe Altice (Numericable, SFR).

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