POLITIQUE

Le guichet unique pour les garderies et centres de la petite enfance obligatoire en 2016

15/09/2014 05:13 EDT | Actualisé 15/09/2014 05:14 EDT
Radio-Canada.ca

Les garderies et centres de la petite enfance (CPE) à l'échelle de la province devront obligatoirement souscrire au guichet unique pour gérer leurs listes d'attente.

La ministre de la Famille a confirmé à Radio-Canada qu'elle veut aller de l'avant avec le projet de banque de données centralisée pour tout le Québec, et ce, malgré la révision des programmes en cours.

« Je peux vous le garantir pour une raison: en bout de ligne, c'est un service qui va s'autofinancer. [...] Il y aura toujours une adhésion en place. »

— La ministre Francine Charbonneau

30 % d'adhésion

Depuis le mois de juin, le guichet unique, baptisé « Place 0-5 », a été implanté dans les régions du Centre-du-Québec, de la Mauricie et à Montréal. Mais comme les garderies et CPE y adhèrent sur une base volontaire, plusieurs le boudent, préférant gérer eux-mêmes leur liste.

Dans la métropole, à l'heure actuelle, environ 30 % des services de garde s'y sont joints, soit 240 des 800 installations, selon la Coopérative Enfance-Famille, l'organisme qui gère ce guichet unique.

« Je ne crois pas qu'on devra se rendre à forcer les gens, mais en décembre 2015, tout le monde sera à l'intérieur du guichet unique », a insisté la ministre Charbonneau, qui estime que le guichet unique facilitera la tâche des parents pour l'inscription de leurs enfants.

« À partir de janvier 2016, le parent aura un coup de téléphone à donner, ses priorités à donner, et les places seront trouvées. »

— La ministre Francine Charbonneau

Pas de retard

La ministre de la Famille maintient son intention de confier la gestion du guichet unique à la Coopérative Enfance-Famille. Elle ne craint pas que deux procédures juridiques, dont une qui vise la coopérative, retardent le projet.

Un groupe de CPE conteste la légalité de l'appel de propositions qui a mené au choix de cette coopérative. L'entreprise informatique qui crée le nouveau guichet est également poursuivie par sa compétitrice, qui l'accuse d'usurpation d'un code informatique.

« Si on a maintenu le contrat et le partenariat, c'est qu'on y croit fortement. Ça devrait fonctionner inévitablement », a conclu la ministre.

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