POLITIQUE

Hausses salariales: les omnipraticiens sont prêts au compromis

15/09/2014 10:28 EDT | Actualisé 15/09/2014 10:29 EDT
Thomas Northcut via Getty Images

Les médecins omnipraticiens se disent prêts à accepter des compromis dans ses négociations avec le gouvernement du Québec sur la question de l'étalement des augmentations de salaire des médecins consenties au cours des dernières années, ont rapporté les médias, lundi.

En soirée, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), Louis Godin, a indiqué qu'il avait proposé un étalement sur plus de six ans sur l'attribution des hausses salariales de 900 millions $ promises par le gouvernement. Il n'a pas dévoilé la période exacte proposée par la FMOQ.

Le gouvernement souhaite étaler sur neuf ans les augmentations de salaire.

Les deux fédérations, la FMOQ et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), demandaient jusqu'à maintenant un étalement sur six ans.

Plus tôt, le premier ministre Philippe Couillard avait averti les fédérations de médecins qu'elles devront être réalistes dans leurs demandes et que sa patience aura des limites si les négociations traînent en longueur.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a rencontré les représentants des fédérations de médecins spécialistes et des omnipraticiens, lundi, afin de recevoir une réponse à sa contre-proposition de la semaine dernière.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre Couillard a dit avoir "beaucoup d'espoir" face aux conversations à venir.

Du même souffle, toutefois, il a précisé que cet espoir n'était justifié qu'à la condition que les médecins "avancent des scénarios qui sont réalistes".

"C'est certain que s'il y a des scénarios irréalistes, on ne peut pas parler très longtemps", a ajouté M. Couillard.

Le premier ministre est toutefois demeuré extrêmement prudent sur la possibilité de recourir à une loi spéciale pour fixer les conditions de rémunération des médecins, mais lorsqu'on lui a demandé si les discussions pourraient se poursuivre quelques semaines, il n'a pas caché son déplaisir face à une telle hypothèse.

"Quelques semaines serait un peu long", a-t-il laissé tomber.

Sans préciser ce qu'il entendait par un scénario irréaliste, le premier ministre a clairement indiqué que les médecins devraient lâcher du lest.

"Ce n'est pas vrai qu'il y a un groupe professionnel qui n'aura pas à se joindre au mouvement de redressement qui est en cours", a-t-il dit.

Le litige entre Québec et les médecins porte principalement sur l'étalement des augmentations de rémunération qu'ils doivent recevoir à titre de rattrapage par rapport à leurs collègues des autres provinces.

Le gouvernement libéral cherche à allonger la période d'étalement qui avait été convenue avec le gouvernement précédent pour le versement de ces augmentations et à en verser la plus grande part à la fin de cette période.

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