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Des frappes aériennes anonymes menées en Libye contre les milices islamistes

15/09/2014 03:36 EDT | Actualisé 15/11/2014 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Des avions de guerre non identifiés ont mené quatre frappes lundi près de Tripoli, la capitale libyenne, faisant un mort et cinq blessés, ont affirmé un porte-parole des milices islamistes alliées de la Libye et un commandant de milice.

Une série de frappes aériennes mystérieuses, que les autorités américaines croient perpétrées par l'Égypte et les Émirats arabes unis (ÉAU), renforcent l'hypothèse selon laquelle la Libye est devenue un champ de bataille de substitution pour des luttes régionales plus grandes. La Turquie et le Qatar appuient les milices islamiste alors que l'Égypte, l'Arabie saoudite et les ÉAU soutiennent leurs opposants.

Le spectre d'une intervention régionale assombrit le pays de plus en plus divisé, qui est plongé dans l'instabilité depuis le soulèvement populaire de 2011 qui a mené au renversement du dictateur Mouammar Kadhafi, mais qui a également été un levier pour des milices armées incontrôlées.

Le porte-parole de l'alliance Aube de la Libye, Mohammed al-Gharyani, a affirmé que les attaques ont touché la ville de Gharyan, située à 80 kilomètres au sud de Tripoli. Les combattants auraient dit aux résidents d'évacuer les régions visées.

Un commandant de milice qui a requis l'anonymat a pour sa part dit que les frappes ont ciblé des entrepôts de munitions et d'armes de l'Aube de la Libye dans le but d'affaiblir son contrôle sur la capitale.

Un groupe réunissant les milices islamistes de la capitale, appelé la Chambre d'opération des révolutionnaires de Tripoli, soutient de son côté que l'attaque a été perpétrée par des avions de guerre des ÉAU. Selon le groupe, l'attaque a été un échec.

Dimanche, le premier ministre Abdullah al-Thinni a accusé le Qatar d'interférer avec les affaires de la Libye en envoyant des armes aux milices islamistes alliées à Tripoli. Il a affirmé à Sky News Arabia que son gouvernement avait appris que trois avions remplis d'armes avaient atterri à la base aérienne de Matiga, qui est contrôlée par les islamistes.

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