NOUVELLES

Auschwitz: un ancien gardien fait face à 300 000 chefs d'accusation pour complicité de meurtre

15/09/2014 12:59 EDT | Actualisé 15/11/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
FILE - This undated file image shows the main gate of the Nazi concentration camp Auschwitz I, near Oswiecim , Poland, which was liberated by the Russians in January 1945. Writing at the gate reads: "Arbeit macht frei" (Work makes free - or work liberates). German prosecutors say they’ve charged a 93-year-old man with 300,000 counts of accessory to murder for serving as a guard at the Nazis’ Auschwitz death camp. The charges against Oskar Groening come as part of a nationwide push against former Auschwitz guards launched last year. Unlike most of the others, Groening has openly talked about his time as a guard and says while he witnessed horrific atrocities, he did not commit any crimes himself. But Hannover prosecutors said in a statement Monday Sept. 15, 2014 he was a cog in the machinery of destruction during his time at Auschwitz in 1944, noting that he helped collect and tally money stolen from murdered inmates. (AP Photo/File)

BERLIN - Un homme de 93 ans fait face à 300 000 chefs d'accusation pour complicité de meurtre, en lien avec son ancien rôle de gardien du camp de concentration nazi à Auschwitz, ont annoncé des procureurs allemands lundi.

Oskar Groening est accusé d'avoir aidé aux opérations du camp de concentration polonais, entre mai et juin 1944. À l'époque, quelque 425 000 juifs y ont été transportés et au moins 300 000 d'entre eux ont péri.

L'homme était responsable de rassembler tous les objets volés, incluant l'argent, appartenant aux victimes des camps.

Selon les procureurs de la ville de Hanovre, en plus d'être complice dans la tuerie, il aurait aidé le système nazi à bénéficier économiquement de ses victimes. L'avocat de M. Groening a refusé de commenter ces accusations, mais il a indiqué que son client était en bonne santé.

M. Groening parlait ouvertement de ses années dans les camps de concentration, se défendant de n'avoir lui-même jamais commis de meurtre. Il avait raconté à Der Spiegel en 2005 le meurtre d'un bébé par un soldat allemand.

L'accusé fait partie des 30 anciens gardiens d'Auschwitz identifiés par des enquêteurs du gouvernement allemand, qui ont d'ailleurs recommandé aux procureurs des États de les accuser.

Thomas Walther, avocat de 20 victimes et de leurs familles, estime qu'il s'agit de leur dernière chance pour que justice soit rendue. Selon lui, plusieurs codemandeurs dans la poursuite font partie des derniers survivants du camp de concentration.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Devoir de mémoire à Auschwitz et Birkenau