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Pakistan: la police effectue des rafles chez les militants antigouvernementaux

13/09/2014 03:09 EDT | Actualisé 13/11/2014 05:12 EST

ISLAMABAD - La police pakistanaise a épinglé des manifestants antigouvernementaux dans ce que des militants ont décrit comme une tentative de coup de force contre des sit-ins en cours depuis une semaine dans la capitale, alors que l'État a soutenu que les autorités n'avaient arrêté que les suspects liés à une récente attaque contre la télévision nationale.

Le parti du célèbre joueur de criquet devenu politicien Imran Khan, qui mène l'un des deux principaux rassemblements réclamant la démission du gouvernement, a indiqué qu'un grand nombre de militants avaient été détenus lors de descentes policières ayant débuté tard vendredi à Islamabad et ailleurs. La formation n'a pas donné plus de détails.

«Nous suspendons les discussions avec le gouvernement à cause avec ces arrestations», a déclaré le dirigeant Jehanghir Tareen au cours d'une conférence de presse.

De son côté, l'imam antigouvernemental Tahir-ul-Qadri, qui dirige des manifestations parallèles, a annoncé que la police avait aussi arrêté plusieurs de ses partisans, et qu'il suspendait, lui aussi, les négociations avec l'État.

Plus tôt dans la journée, des chaînes de télévision pakistanaises ont montré plusieurs partisans des deux mouvements alors qu'ils arrivaient à un tribunal local à bord de deux fourgons cellulaires. Les dirigeants du parti de M. Khan et des dizaines de militants ont brièvement affronté la police alors qu'ils tentaient de casser les serrures des fourgons pour libérer les détenus.

La police les a éventuellement repoussés, et le chef de la police a averti que quiconque attaquant les véhicules de la police serait arrêté.

MM. Khan et Qadri sont arrivés dans la capitale, le mois dernier, au milieu d'importants convois partis de la ville de Lahore (est). Depuis, des milliers de manifestants campent à l'extérieur du Parlement, et réclament la démission du premier ministre Nawaz Sharif en raison de présumées fraudes électorales au cours du scrutin de l'an dernier.

Les deux leaders se sont engagés à poursuivre leurs actions jusqu'à la démission de M. Sharif.

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