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Les présumés agresseurs de la jeune Malala arrêtés par l'armée pakistanaise

12/09/2014 03:18 EDT | Actualisé 12/11/2014 05:12 EST

ISLAMABAD - Dix talibans ont été arrêtés par l'armée pakistanaise, vendredi, en lien avec l'agression de la jeune militante Malala Yousafzai en 2012.

L'adolescente, âgée de 15 ans à l'époque, avait été atteinte d'une balle dans la tête parce qu'elle militait pour l'éducation des jeunes filles et l'égalité entre les hommes et les femmes.

Le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Asim Saleem Bajwa, a indiqué que les hommes arrêtés agissaient sous les ordres du mollah Fazlullah, chef de Tehrik-e-Taliban, le Mouvement des talibans du Pakistan.

Tous les suspects qui auraient joué un rôle dans la tentative de meurtre de la jeune fille ont été arrêtés, selon le général Bajwa.

L'armée tente d'ailleurs de mener une offensive contre le groupe extrémiste, établi depuis longtemps dans la région tribale du nord du pays, à la frontière de l'Afghanistan. En juin, les talibans pakistanais avaient perpétré une attaque contre l'aéroport de Karachi, l'un des plus achalandés au monde, ce qui avait poussé le gouvernement à agir.

Le jeune Malala a été la cible d'une attaque alors qu'elle revenait de l'école, en octobre 2012. Deux autres adolescentes avaient aussi été blessées. L'adolescente a été soignée au Pakistan avant d'être transférée dans un hôpital du Royaume-Uni, où elle vit désormais avec sa famille.

Le père de Malala, Ziauddin Yousafzai, a parlé d'une bonne nouvelle pour la famille, mais «surtout pour les habitants du Pakistan». Il a ajouté que l'histoire de Malala pouvait donner de l'espoir aux milliers de gens touchés par le terrorisme.

La jeune fille est originaire de la vallée de Swat, dans le nord du Pakistan, où était établi le mollah Fazlullah. Il est en fuite depuis que le gouvernement pakistanais mène une campagne pour éliminer tous ceux qui voudraient le renverser pour imposer leur vision sévère de la loi islamique.

Ces extrémistes croient que les femmes devraient rester à la maison. Ils considèrent l'éducation des jeunes filles comme une importation toxique des pays occidentaux.

Fazlullah serait caché en Afghanistan, selon le Pakistan, qui aurait abordé le sujet avec le gouvernement afghan. Le général Bajwa a assuré qu'ils allaient continuer leurs efforts tant que le chef du groupe extrémiste n'aura pas été arrêté ou tué.

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