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L'Australien Simon Gerrans s'impose au sprint au Grand Prix de Québec

12/09/2014 03:46 EDT | Actualisé 12/11/2014 05:12 EST

QUÉBEC - L'Australien Simon Gerrans a réédité son exploit de 2012 en remportant, vendredi, le Grand Prix cycliste de Québec.

Gerrans, de l'équipe ORICA GreenEDGE, a surpris au sprint à quelques dizaines de mètres de l'arrivée le Néerlandais Tom Dumoulin (Giant-Shimano). Le Lituanien Ramunas Navardauskas (Garmin Sharp) est monté sur la 3e marche du podium.

Encore cette année, tout s'est joué dans les derniers kilomètres du circuit.

Le coureur australien est revenu de loin pour arracher la victoire. Il a éprouvé un problème mécanique qui l'a forcé à changer de vélo, au bas de la côte de la Montagne, avec une vingtaine de kilomètres à parcourir avant la fin de l'épreuve.

«J'ai changé mon vélo vite fait, je suis reparti tout de suite, un coéquiper m'a attendu derrière le peloton pour me ramener. Je pensais que ma journée était finie tant le rythme de la course était rapide», a expliqué le vainqueur.

«Lorsque nous sommes parvenus à rejoindre la dernière échappée, à quatre ou cinq kilomètres de l'arrivée, j'ai compris que j'avais des chances de gagner. J'ai suivi les meilleurs dans la dernière montée et je me suis retrouvé en bonne position pour le sprint», a-t-il ajouté.

Gerrans savoure son deuxième triomphe à l'épreuve de Québec, la première des deux étapes de l'UCI WorldTour en Amérique avec Montréal.

«C'est une victoire très spéciale pour moi, a-t-il confié. Je gardais de bons souvenirs de ma victoire en 2012.»

Quant à Dumoulin, il a admis s'être fait prendre après avoir entamé précipitamment son sprint final.

«Je savais que c'était très tôt pour partir à 300 mètres, mais j'avais Simon Gerrans dans les roues et l'heure n'étais plus aux discussions», a dit le Néerlandais.

«Je ne regrette rien mais c'est cette deuxième place est malheureuse. C'est la course», a-t-il poursuivi, philosophe.

Le meilleur Canadien, Ryan Anderson, de l'équipe nationale, a pris le 27e rang à sept secondes du vainqueur.

«C'est spécial, c'est sûr. C'est mon meilleur résultat en course cette année. C'est bien pour l'équipe nationale d'être invitée à prendre part à cette compétion, c'est une course très importante et c'est enthousiasmant pour le cyclisme canadien», a-t-il affirmé.

Le Québécois Hugo Houle (AG2R La Mondiale) s'est classé 45e. Son compatriote Antoine Duchesne (Europcar) a pour sa part été contraint à l'abandon en raison d'une tendinite au genou.

Dans le sprint final, à quelques foulées de l'arrivée, le Français Arthur Vichot (FDJ.fr) a chuté lourdement et est resté allongé sur le bitume. Il a été conduit à l'hôpital en ambulance. Dans la salle de presse, la rumeur circulait qu'il souffrirait d'une fracture, possiblement de la clavicule.

Gerrans a franchi les 11 tours du circuit de 18 kilomètres en 4:42:54. La moyenne de vitesse enregistrée par les coureurs a été 42,2 km/h.

Les 152 coureurs des 19 équipes inscrites se sont élancés sur le coup de 11 heures par temps frais et sous un ciel radieux. Partis en échappée, un quatuor formé du Slovène Jan Polanc, du Néerlandais Dennis VanWinden, de l'Italien Moreno Moser et du Japonais Yukiya Arashiro a mené la charge pendant plus de 120 kilomètres.

Après seulement deux tours, le quatuor avait creusé un écart de près neuf minutes sur le peloton. L'écart avait été réduit de quatre minutes à la mi-course et le peloton a fait la jonction avec un peu plus de 54 kilomètres à faire.

Les équipes ont joué de stratégie, s'échangeant les positions jusqu'au dernier tour.

Le parcours, redessiné cette année en raison des travaux routiers dans la Vieille capitale, avait été rallongé sur la Grande-Allée, la Côte Sillery et le boulevard Champlain, allouant un temps de récupération plus long que les années précédentes. Le tracé favorisait donc davantage les «sprinteurs-puncheurs» — les coureurs à la poussée explosive — que les grimpeurs.

La cinquième édition du Grand Prix a essuyé quelques critiques dans les jours précédent la compétition à cause de l'absence de têtes d'affiche parties concourir au Tour d'Espagne.

Parmi ceux qui ont fait l'impasse figurent l'Espagnol Alberto Contador, le Solvaque Peter Sagan, vainqueur à Montréal l'an dernier, le Britannique Christopher Froome, maître du Tour de France en 2013, le Néerlandais Robert Gesink, double vainqueur à Montréal (2010) et Québec (2013), le Belge Philippe Gilbert, champion en 2011 à Québec et le Canadien Ryder Hesjedal, toujours un favori de la foule locale.

En revanche, le champion du monde portuguais Rui Costa et six des dix premiers au classement de la Grande Boucle ont fait le voyage à Québec plutôt que de prendre part à la Vuelta.

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