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État islamique: le nombre de djihadistes a triplé au cours de l'été, constate la CIA

12/09/2014 09:18 EDT | Actualisé 12/09/2014 09:18 EDT
Anadolu Agency via Getty Images
SALADIN, IRAQ - SEPTEMBER 07: Lorries and a tank are on the Kirkuk - Baghdad road in Suleiman Bey, town of Tuz Khurmato, Iraq, on September 7, 2014. The road from Kirkuk to Baghdad has reopened after being closed three months following some regions being captured by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL). Checkpoints have now been set up along the road by the Iraqi armed forces and Peshmerga forces. (Photo by Adem Demir/Anadolu Agency/Getty Images)

Alors que le secrétaire d'État John Kerry tente de rallier la Turquie à la coalition contre l'État islamique, la CIA estime à plus de 30 000 le nombre de djihadistes au service du « califat ».

Selon Ryan Trapani, porte-parole de la CIA, le nombre de combattants qui était à l'origine estimé à 10 000 se situerait aujourd'hui entre 20 000 et 31 500 d'après une nouvelle estimation réalisée en août dernier.

Il s'agit d'une nette augmentation des troupes de l'État islamique qui contrôle depuis des mois de vastes territoires en Irak et en Syrie où ils multiplient les massacres contre les minorités ethniques et religieuses .

Toujours d'après la CIA, au moins 15 000 étrangers combattent dans les rangs de l'EI en Syrie dont 2000 proviendraient de pays occidentaux.

« Ces nouvelles données reflètent une augmentation des membres de l'EI notamment en raison des efforts de recrutement actifs qui ont succédé aux victoires sur le terrain, à la déclaration du califat et à un plus important déploiement sur le champ de bataille. »

— Ryan Trapani, porte-parole de la CIA

Le nombre élevé de combattants occidentaux dans les rangs de l'EI inquiète également les autorités américaines qui craignent qu'après avoir été formés à la guerre et au terrorisme dans les rangs de l'État islamique, ces éléments soient renvoyés dans leur pays d'origine pour y commettre des attentats.

François Hollande en Irak

Faisant écho à l'appel du président américain Barack Obama qui a décalré cette semaine la guerre contre l'État islamique, le président français, François Hollande, s'est rendu vendredi en Irak pour préparer avec le président Fouad Massoum la stratégie de lutte contre l'État islamique qui doit être validée lundi lors d'une conférence internationale à Paris.

John Kerry accentue la pression sur la Turquie

Pendant ce temps, le secrétaire d'État américain John Kerry poursuit en Turquie ses efforts diplomatiques pour obtenir le soutien et la collaboration d'Ankara à la coalition que les États-Unis mettent sur pied pour combattre l'EI.

Conviée jeudi par John Kerry à Jeddah, en Arabie saoudite, avec une dizaine d'autres pays musulmans, la Turquie a refusé de s'engager dans toute opération militaire contre l'EI.

Ankara refuse également de mettre ses bases aériennes à la disposition de la coalition pour mener des frappes aériennes chez ses voisins syrien et irakien. Tout au plus, la Turquie s'engage à participer à des opérations logistiques et humanitaires à partir de ses frontières avec ces deux pays.

Officiellement, Ankara refuse de s'engager militairement contre l'EI pour ne pas mettre en danger la vie de 46 otages turcs détenus par les djihadistes à Mossoul, dans le nord de l'Irak.

Accusée par le passé d'avoir armé et soutenu des groupes en Syrie qui grossissent aujourd'hui les rangs des combattants de l'EI, la Turquie ne serait pas chaude non plus à l'idée d'un renforcement militaire des forces rebelles kurdes dans la région avec qui la Turquie a maille à partir depuis des décennies.

Par ailleurs, les États-Unis annoncent le versement de 500 millions de dollars supplémentaires d'aide humanitaire aux victimes du conflit en Syrie, portant leur assistance totale à 2,9 milliards de dollars depuis 2011, a annoncé le département d'État américain.

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