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La Ville de Montréal se plaint du temps de réponse de ses pompiers

11/09/2014 06:16 EDT | Actualisé 11/09/2014 06:17 EDT
Le Huffington Post Québec

La Ville de Montréal dit constater une hausse du temps de réponse moyen des pompiers aux appels d'urgence depuis le début du conflit relatif au projet de loi sur les régimes de retraite. Elle demande à la Commission des relations du travail (CRT) d'intervenir.

La CRT dit dans un communiqué avoir reçu une demande de la Ville à cet effet.

« Selon la Ville, cette hausse du temps moyen de réponse a été constatée depuis le début du conflit relatif au projet de loi 3 concernant les régimes de retraite. De plus, la Ville allègue que depuis les mois de juillet et août, une baisse dans le nombre de visites de prévention a été constatée. Cette situation est susceptible d'avoir un impact sur le service aux citoyens », peut-on lire dans le communiqué de la CRT.

« L'employeur demande l'intervention de la Commission afin que soit ordonné à l'Association des pompiers de Montréal ainsi qu'à ses dirigeants et à ses membres de répondre de façon normale et habituelle aux appels d'urgence et que les tâches en lien avec la prévention soient effectuées de manière habituelle », peut-on lire.

La Commission convoque les représentants de la Ville et de l'Association des pompiers à une séance de conciliation vendredi, à 9 h 30. La séance aura lieu à huis clos.

Conflit sur les retraites

Fin août, le maire de Montréal avait promis des mesures exceptionnelles contre les employés faisant l'objet d'une enquête disciplinaire, dans la foulée de l'annonce par le SPVM du dépôt d'accusations criminelles contre 44 employés relativement aux actes de vandalisme commis à l'hôtel de ville le 18 août dernier. Ces derniers font face à des accusations d'attroupement illégal, de voies de fait et de méfaits. Des accusations ont été portées contre 41 pompiers; 30 d'entre eux ont été suspendus sans salaire.

L'enquête administrative de la Ville - qui s'effectue en parallèle à l'enquête policière - vise 63 employés. De ce nombre, 52 sont des pompiers.

De son côté, l'Association des pompiers jugeait que les accusations portées contre des pompiers à la suite de l'occupation de l'hôtel de ville sont une « pure commande politique ». Le maire Denis Coderre préfère se fier « au jugement de la population », disait le syndicat.

L'administration Coderre a rejeté les allégations de « commande politique » lancées par l'Association. « Les accusations portées sont fondées sur des enquêtes policières », indiquait le cabinet du maire.

Les pompiers et les autres employés municipaux exercent des moyens de pression depuis plusieurs semaines pour dénoncer le projet de loi 3 de Québec. Celui-ci pose des balises pour les discussions à venir sur le partage des coûts et des déficits des régimes de retraite des employés municipaux.

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