POLITIQUE

Échec de la première ronde de négociations entre Québec et les médecins

11/09/2014 12:01 EDT | Actualisé 11/09/2014 12:01 EDT
Radio-Canada

Les négociations sur l'étalement des augmentations salariales consenties aux médecins sont toujours au point mort malgré une rencontre tenue mercredi soir.

Les deux partis se sont avérés incapables de faire progresser les discussions au cours de cette rencontre. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, avait pourtant indiqué, plus tôt mercredi, qu'il s'attendait à ce que les négociations progressent.

Le directeur des communications de la FMOQ, Jean-Pierre Dion, soutient que le ministre leur a soumis une proposition pratiquement identique à celle qu'il leur avait soumise en juillet dernier.

Le gouvernement de Philippe Couillard souhaite étaler les 900 millions de dollars que représentent les augmentations salariales sur une période de neuf ans alors que les médecins souhaitent que cet étalement soit réparti sur un maximum de six ans.

« Il ne faut pas perdre de vue qu'on a actuellement un contrat qui est signé, qui est négocié de bonne foi alors que c'est ce même gouvernement qui était là pour juger de la situation », soutient le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), Louis Godin. « Et là, on nous dit que la situation fait qu'on ne peut plus honorer cette chose-là, qu'on doit regarder un étalement. »

Convenant que les finances publiques peuvent être dans un état difficile, M. Godin soutient que les médecins sont prêts à étudier un étalement de leurs augmentations salariales. « Mais, il faut que ça demeure dans le domaine du raisonnable », précise-t-il.

Les présidents de la FMOQ et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) consulteront leurs membres à la lumière des derniers pourparlers avec le gouvernement. Les fédérations doivent discuter de la suite des choses. « Nous allons tenter d'être imaginatif et de revenir avec une contre-proposition », a précisé M. Dion précisant qu'aucune autre rencontre avec le ministre Barrette n'était prévue.

Le bureau du ministre de la Santé réitère que le temps presse dans ce dossier.

Le ministre de la Santé a écarté l'imposition d'une loi spéciale avant la rencontre de mercredi, mais il a néanmoins réaffirmé l'impatience du gouvernement. Une impatience que le premier ministre avait lui-même exprimée la semaine dernière à l'entrée du caucus libéral. « On veut donner la chance à la négociation de se faire, on comprend qu'il y a eu la pause estivale, les gens se sont éloignés, maintenant il faut se mettre au travail, mais cette période ne peut pas être éternelle », avait-il déclaré à cette occasion.

Sans brandir directement le spectre d'une loi d'exception, le premier ministre Couillard avait fait comprendre qu'il ne laisserait pas la situation perdurer encore très longtemps. « Ça ne peut pas se prolonger plus que quelques semaines, il faut en venir à un résultat », avait-il tranché.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec regroupe près de 10 000 médecins spécialistes. La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec compte, elle, plus de 8000 membres et est composée de 19 associations.

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