POLITIQUE

Trois centres d'injection supervisée bientôt à Montréal

10/09/2014 11:24 EDT | Actualisé 10/09/2014 11:31 EDT
Spencer Platt via Getty Images
ST. JOHNSBURY, VT - FEBRUARY 06: Drugs are prepared to shoot intravenously by a user addicted to heroin on February 6, 2014 in St. Johnsbury Vermont. Vermont Governor Peter Shumlin recently devoted his entire State of the State speech to the scourge of heroin. Heroin and other opiates have begun to devastate many communities in the Northeast and Midwest leading to a surge in fatal overdoses in a number of states. As prescription painkillers, such as the synthetic opiate OxyContin, become increasingly expensive and regulated, more and more Americans are turning to heroin to fight pain or to get high. Heroin, which has experienced a surge in production in places such as Afghanistan and parts of Central America, has a relatively inexpensive street price and provides a more powerful affect on the user. New York City police are currently investigating the death of the actor Philip Seymour Hoffman who was found dead last Sunday with a needle in his arm. (Photo by Spencer Platt/Getty Images)

Le maire de Montréal a annoncé que trois centres d'injection supervisée de drogue verront le jour prochainement dans la métropole, soit un de moins que prévu. « Ça va se faire assez rapidement », a dit Denis Coderre lors de la rencontre du comité exécutif mercredi matin.

Un texte de François Cormier

Le maire Coderre laisse entendre que les quartiers Hochelaga-Maisonneuve et Ville-Marie pourraient accueillir ces centres. « Il y a une réalité dans Ville-Marie, mais aussi d'autres arrondissements », a-t-il plaidé.

Conscient que le sujet soulèvera de l'opposition, Denis Coderre annonce qu'il travaillera avec les organismes et les citoyens pour en arriver à des solutions. « Il est clair, sans l'ombre d'un doute, que ces sites sont importants pour la santé publique et pour la sécurité », a-t-il affirmé.

« Je veux commencer à vous préparer mentalement. Il y aura du syndrome ''pas dans ma cour'', mais c'est un passage obligé. »

— Denis Coderre

Trois centres au lieu de quatre

En décembre 2013, la Direction de la santé publique Montréal avait pourtant annoncé que quatre centres d'injection supervisée seraient aménagés pour les utilisateurs de drogue.

On prévoyait alors des coûts récurrents de 2,7 millions de dollars. Il fallait également prévoir 3,2 millions de dollars pour lancer le service, procéder à l'achat d'équipement et aménager les sites désignés.

En 2011, la Cour suprême du Canada avait rejeté une demande du gouvernement fédéral pour fermer un tel centre à Vancouver.

Elle avait jugé que le centre d'injection de drogue supervisée Insite pouvait continuer de se prévaloir de l'exemption à la loi qui lui permet d'offrir ses services aux toxicomanes. À l'époque, la ministre de la Santé fédérale, Leona Aglukkaq, s'était dite déçue de la décision unanime du plus haut tribunal au pays.

Denis Coderre pour les nuls