POLITIQUE

Pompiers accusés à Montréal: le syndicat dénonce une «commande politique»

10/09/2014 06:23 EDT | Actualisé 10/09/2014 06:24 EDT
Radio-Canada

Les accusations portées contre des pompiers à la suite de l'occupation de l'hôtel de ville de Montréal en août sont une « pure commande politique » aux yeux de l'Association des pompiers de Montréal. Le maire Denis Coderre préfère se fier « au jugement de la population. »

Évoquant l'enquête entreprise par la Ville, M. Coderre estime qu'« il ne faut pas accuser ceux qui ont fait un bon travail, parce que ce sont des professionnels ».

Mardi, lors d'un point de presse, le président de l'association, Ronald Martin, qualifiait les accusations de la Ville de « manœuvre de diversion pour détourner l'attention des contribuables des vrais enjeux au profit d'arguments purement démagogiques ». En portant ces accusations, on tente de « museler » les travailleurs sur la question de la réforme des retraites, a-t-il ajouté.

L'Association des pompiers de Montréal défendra d'ailleurs chacun de ses membres. Des accusations ont été portées contre 41 pompiers; 30 d'entre eux ont été suspendus sans salaire.

« L'Association des pompiers de Montréal assumera tous les frais inhérents à défense de chacun d'eux. C'est un droit inaliénable. » — Ronald Martin, président de l'Association des pompiers de Montréal

Le chef syndical des pompiers de Montréal, Ronald Martin, a indiqué que l'Association « déploiera tout ce qui est possible de faire pour assurer à chacun d'eux une défense pleine et entière ».

Les pompiers visés par des accusations de nature criminelle enregistreront leurs plaidoyers lors de leurs comparutions le 2 octobre. Ronald Martin fait partie des employés de la Ville accusés d'avoir participé aux débordements.

Coderre de nouveau la cible

Ronald Martin s'en est aussi pris au maire de Montréal, Denis Coderre. Comme ancien député à Ottawa, il gagnera plus 88 000 $ par année au moment de sa retraite, « une rente pleinement indexée au coût de la vie », a affirmé le chef syndical.

« En plus, en tant que maire de Montréal, il aura droit à une pension municipale, s'il prend sa retraite à 60 ans ». « Chaque mandat de quatre ans lui rapporte donc une rente supplémentaire de quelque 14 000 $ par année, une double rente de retraite », a-t-il ajouté.

M. Martin a également comparé la rente du maire à celle d'un pompier de Montréal après 30 ans de service. Ce dernier bénéficiera de 50 000 $ de rente non indexée en vertu de la formule actuelle, a-t-il précisé.

Décochant une flèche à l'ensemble des élus, le président de l'Association des pompiers de Montréal a lancé : « les maires, élus municipaux, les députés devraient se demander si leurs propres régimes de retraite respectent la capacité de payer des contribuables ».

Aux yeux de M. Martin, « la seule véritable négociation sera de nous permettre de trouver des solutions mutuellement gagnantes en tout respect pour l'ensemble des contribuables ». Il a également rappelé que les pompiers de Montréal veulent que le contrat signé en 2012 soit respecté et qu'ils ne se laisseront pas « imposer le bâillon ».

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