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La France est prête à mener des raids en Irak contre l'État islamique

10/09/2014 04:56 EDT | Actualisé 10/11/2014 05:12 EST

PARIS - La France a offert mercredi de prendre part à des frappes aériennes contre les combattants extrémistes en Irak si la mesure est jugée nécessaire, mais a adopté une approche plus prudente à l'égard des actions en Syrie.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé à une mobilisation internationale contre les combattants de l'État islamique, parlant d'une menace internationale qui pourrait s'étendre jusqu'au territoire français.

La France, qui a appelé à des actions contre les extrémistes en Irak et en Syrie, a dit qu'elle se joindrait à une coalition menée par les États-Unis, mais est restée prudente quant au rôle que le pays pourrait jouer.

Le président français François Hollande et son ministre des Affaires étrangères se rendent en Irak, vendredi, et la France sera l'hôte d'une conférence internationale sur l'Irak, lundi prochain. M. Fabius a fait valoir que l'Irak avait demandé de l'aide, et que la France envoyait déjà des armes aux autorités kurdes pour combattre les militants.

Il y a une décennie, la France s'était opposée vigoureusement à une invasion menée par les États-Unis en Irak sous le règne de Saddam Hussein, prônant la voie diplomatique. Des responsables français ont fait valoir que la donne était bien différente, étant donné que l'État irakien veut de l'aide, et que les combattants de l'État islamique ne constituent pas un gouvernement avec lequel on peut tenter de négocier.

Des centaines d'extrémistes français ont joint les combattants en Syrie et en Irak, et les autorités françaises craignent qu'ils reviennent au pays avec de nouvelles capacités et réalisent des attaques en sol français.

M. Fabius a tenu à dire que la France n'enverrait toutefois pas de soldats au sol en Irak, et qu'une tactique différente serait adoptée en Syrie car le président Bachar el-Assad ne «peut être considéré comme un partenaire».

Il a affirmé que la France continuerait de soutenir les forces d'opposition syriennes combattant tant Assad que les groupes extrémistes.

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