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ONU: pic de gaz à effet de serre en 2013 à cause du dioxyde de carbone

09/09/2014 05:27 EDT | Actualisé 09/11/2014 05:12 EST

GENÈVE - La teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone a atteint un nouveau sommet en 2013, en raison de l'augmentation de la pollution d'origine humaine, a prévenu mardi l'agence météorologique des Nations unies.

Dans son rapport annuel publié mardi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que la concentration de dioxyde de carbone — le gaz à effet de serre qui est principalement tenu pour responsable du réchauffement de la planète — a atteint 396 parties par million (ppm) l'an dernier, la plus forte augmentation annuelle notée en trois décennies.

Cela correspond à une hausse de 2,9 ppm comparativement à l'année précédente et de 42 pour cent par rapport au niveau de 280 ppm mesuré avant l'âge industriel. Les concentrations de 2012 étaient elles-mêmes en hausse de 2,2 ppm depuis un an.

Le secrétaire-général de l'OMM, Michel Jarraud, prédit maintenant qu'on franchira le seuil des 400 ppm en 2016. Cela est nettement plus élevé que la concentration de 350 ppm jugée sécuritaire et vue pour la dernière fois en 1987.

Les émissions de gaz à effet de serre augmentent si rapidement que les principaux climatologues doutent de plus en plus de voir les pays atteindre l'objectif établi en 2009 à Copenhague, qui limitait le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius de plus que la température actuelle.

«Nous savons sans le moindre doute que notre climat change et notre météo devient plus extrême en raison de l'activité humaine comme la consommation de combustibles fossiles, a dit M. Jarraud. Le temps ne joue certainement pas pour nous.»

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a invité les leaders de la planète à un sommet sur le climat, le 23 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le rapport ajoute que l'acidification des océans, qui survient quand les océans absorbent davantage de carbone, «semble sans précédent au moins depuis 300 millions d'années».

Les conséquences que l'acidification des océans sont très néfastes pour les organismes calcifiants tels que les coraux, les algues, les mollusques et certains planctons. En général, les organismes marins subissent une réduction de leurs taux de survie et de développement de même que l'altération de leurs fonctions physiologiques.

L'acidification provoque aussi une diminution de la biodiversité.

L'OMM précise que que le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, s'est accru de 34 pour cent entre 1990 et l'an dernier à cause des gaz à effet de serre persistants.

Après le dioxyde de carbone, le méthane est le gaz qui a le plus grand impact sur le climat. Les concentrations atmosphériques de méthane ont atteint un sommet de 1824 parties par milliard en 2013, un bond de 153 pour cent par rapport aux niveaux pré-industriels de 700 parties par milliard.

Environ 40 pour cent des émissions de méthane sont de source naturelle, tandis le reste provient notamment de l'élevage du bétail, de la culture du riz, de la consommation de combustibles fossiles, des dépotoirs et de l'incinération, dit l'OMM.

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